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Les Rimouskois verront sporadiquement défiler dans leurs rues des véhicules militaires ainsi que des soldats en tenue de combat au cours des prochains mois. Des entraînements de marches forcées sont à l’origine de ce spectacle peu commun.
La marche forcée est une méthode d'entraînement de l'armée qui consiste à marcher sur une longue distance en portant un sac à dos chargé.
Certains mardis soirs à compter de 19 h, des membres du Groupe compagnie d’intervention dans l’Arctique (GCIA) de l’Est vont effectuer une série de marches militaires encadrées en milieu urbain.
Le groupe est principalement composé de réservistes des Forces armées canadiennes qui travaillent à temps complet. Ils proviennent de plusieurs unités à travers la province, notamment de Rimouski, Saguenay, Québec, Sherbrooke et Trois-Rivières.
Environ deux semaines sur trois, nos militaires vont être décentralisés dans leur ville de résidence, où il n’y a pas d’infrastructure, pas d’espace militaire, pas de base appropriée pour réaliser ce type d’entraînement physique, explique la commandante du GCIA-Est, la major Caroline Roy.
Ces entraînements vont se poursuivre jusqu’en août 2027 et regrouperont chaque fois entre 10 et 30 militaires munis de leur arme de service.

Les réservistes qui prendront part à cet entraînement physique porteront leur tenue de combat complète ainsi que leur arme de service. Celle-ci ne sera cependant pas chargée.
Photo : Gracieuseté de la Défense nationale/soldat Jessica Dumais
Il n’y a aucune munition, il n’y aucun chargeur qui va être inséré sur l’arme non plus. Le but étant simplement de s’entraîner de manière réaliste avec notre équipement, ajoute la major Roy.
Le peloton sera plus imposant lorsque les Fusiliers du Saint-Laurent de Matane, Rimouski et Rivière-du-Loup se joindront à l’entraînement.
Normalement, ils commencent progressivement avec de courtes distances, des 3, 4 km. On s’attend à ce que d’ici la fin de l’année ils soient en mesure de faire des marches d’environ 12 à 15 km.
Ces entraînements font partie du programme d’entraînement physique du GCIA. On n’est pas là pour pratiquer des manœuvres tactiques ou autres. C’est simplement pour se maintenir en forme, se pratiquer à marcher avec des charges pour bâtir une meilleure musculature, puis éviter les blessures plus tard.
L’objectif est de renforcer l’endurance et la discipline des membres du groupe en prévision d’exercices collectifs de plus grande envergure. Les réservistes iront d’ailleurs s’entraîner dans le Grand Nord canadien au cours de l’hiver.
L’Armée canadienne dispose pour le moment de deux GCIA, un au Québec et l’autre dans les Maritimes. Les Forces devraient éventuellement en compter quatre.
On a été conçus pour intervenir rapidement lors d’opérations nationales, de situations d’urgence ou d'exercices dans le Nord canadien, conclut la major Caroline Roy.


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