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Par Claude-Hélène Desrosiers
HISTOIRE. À l’approche du jour du Souvenir, trois groupes de 5e secondaire, dans le cadre de leur cours de français, ont pu participer à la première activité éducative se tenant à la nouvelle Place du Royal 22e Régiment, inaugurée cet automne.
«Y en a-t-il parmi vous qui avez de la famille dans la réserve?» Deux mains se lèvent.
Par un jour étonnamment chaud et lumineux de novembre, des élèves sont arrivés de l’école secondaire Jean-Raimbault à pied avec leur enseignante Annie Jutras au parc Philippe-Bernier. Ils ont été accueillis par le major Daniel Parenteau, qui leur a parlé des origines militaires de Drummondville : qui était le lieutenant-colonel Frederick George Heriot Heriot? Pourquoi nos équipes sportives s’appellent les Voltigeurs et les Vandoos?
L’industrie de la poudre à canon, celle des chenilles en caoutchouc pour les chars d’assaut ou même la confection de certains uniformes sont liées à Drummondville. «On pense que ça vient de Mars, mais non. Ça vient de chez nous, dans notre coin.»
Quant au Royal 22e Régiment, «ça fait 58 ans qu’on est à Drummondville, et c’est le seul régiment français régulier au Canada.»
Le major Daniel Parenteau leur a aussi expliqué la contribution des Forces armées canadiennes au pays… et ailleurs. «Le Canada, on est là pour des missions de mentorat, de coaching, explique le militaire. Le cours de premiers soins, si tu tombes en vélo, tu sais quoi faire, tu l’as appris. Au combat, les premiers soins, ils sont bien différents. Tu veux sauver une main, un œil, une jambe. Nous, au Canada, c’est ça qu’on fait [à l’étranger]. On fait beaucoup de mentorat. On les aide à survivre.»
Envoyé en Ukraine pour ouvrir la mission là-bas, le major s’est retrouvé à l’ambassade britannique à parler avec une princesse. Il est allé au Vatican, à deux pas du pape François, et au Buckingham Palace. Il a été en mission à Chypre, en Bosnie, en Afghanistan. Bref, le major Parenteau n’a pas eu une vie conventionnelle.
Un élève a d’ailleurs témoigné son appréciation. «J’ai trouvé très intéressant que le major Parenteau nous parle des différents endroits où il est allé en mission. De plus, j’ai appris que le Canada fait plus de missions de paix que d’assistance à la guerre par le biais de la violence.»
En fin de rencontre, le militaire a laissé les élèves en leur disant que, même s’ils ne savent pas quoi faire de leur futur, ils doivent au moins essayer quelque chose, quitte à changer en cours de route. «Essayez!»


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