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Par Le Figaro avec AFP
Publié le 24/10/2026 à 21h45

De nouveaux appels à manifester ont été lancés pour dimanche à Tirana.
Tirs de balles en caoutchouc de la police contre mortiers d'artifices de manifestants, le son des détonations a secoué plusieurs heures durant le coeur de la capitale albanaise samedi lors d'une nouvelle escalade dans la contestation contre la corruption et les conditions d'études. Un nuage de grenades lacrymogènes a enveloppé la place principale Skanderberg à Tirana en début de soirée, ont constaté des journalistes de l'AFP, avant que la capitale ne retrouve le calme dans la soirée.
Alors que de nouveaux appels à manifester dimanche à 14 heures à Tirana circulaient sur les réseaux sociaux, des centaines d'étuis de munitions de la police mais aussi des pavés qui jonchaient la principale artère menant au siège du gouvernement ont été déblayés par une pelleteuse.
300 blessés
Samedi pendant plus de quatre heures, la police a tenté, notamment par des canons à eau, de disperser des groupes de manifestants qui, pour certains, voulaient s'en prendre, munis d'engins incendiaires, à des édifices ministériels ou au siège du parti socialiste du Premier ministre Edi Rama.
Depuis la mi-octobre avec la rentrée scolaire et l'arrivée de lycéens et étudiants dans la rue, la contestation née contre un projet de complexe touristique lié à la famille du président américain Donald Trump a pris une autre dimension. Aux cortèges pacifiques essentiellement non violents ont fait place des manifestations émaillées de violences qui ont fait, selon les autorités, plus de 300 blessés.
Le ministère de la Santé a fait état pour la seule journée de samedi de treize blessés. Parmi eux huit manifestants, dont un atteint à l'œil par une balle en caoutchouc, ainsi que deux journalistes et trois policiers.


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