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Certains lots de terre de l’Île-du-Prince-Édouard sont plus fleuris que jamais. Ces champs apportent bien sûr une touche de couleur au paysage, mais ils font surtout partie d’une initiative visant à accroître la biodiversité et à attirer les abeilles ainsi que d’autres pollinisateurs.
Le programme Opération Pollinisateurs est une initiative qui a été implantée dans la province par la Commission de la pomme de terre de l’Île-du-Prince-Édouard. Depuis 2024, sa gestion a été confiée à l’Association pour l’amélioration des sols et des cultures de l’Île-du-Prince-Édouard.
L’idée qui sous-tend le programme est d’augmenter la quantité d’habitats et d'accroître la biodiversité afin que les pollinisateurs puissent prospérer à l’Île-du-Prince-Édouard et assister l’industrie agricole en pollinisant les cultures, explique le président de l’association, John Hooper.
Cette année, 33 fermes participent au programme Opération Pollinisateurs. L’initiative fournit suffisamment de semences pour couvrir jusqu’à deux acres de fleurs, en plus d’offrir 200 $ par acre planté pour éponger les coûts. John Hooper précise que toute personne possédant assez de terrain peut y participer.
Nous continuons à avoir des clients qui sont des producteurs de patates, dit-il. Nous avons également étendu cela aux bleuets, aux pommes et à d’autres produits de spécialité.
Selon lui, les participants peuvent choisir de planter trois variétés de trèfle, de la phacélie, de la fléole des prés et du lotier corniculé.
Populaire chez les agriculteurs
Charles Lipnicki, de la Island Honey Wine Company à Wheatley River, a découvert le programme l’an dernier en voyant son voisin y participer. Impressionné par l’abondance des fleurs, il a décidé d’y consacrer un lot de terre cette année afin d’encourager les pollinisateurs.
Ils ont besoin de toute l’aide que nous pouvons leur apporter, explique-t-il. Tout ce que nous pouvons [cultiver] sur nos propriétés pour améliorer la disponibilité du nectar et du pollen pour ces insectes est extrêmement bénéfique.
Au-delà du bourdonnement des abeilles, il se réjouit des retombées positives pour la pérennité des pollinisateurs dans la province.
Un arbre qu'on plante prend du temps à pousser. Planter des fleurs, c’est six semaines et on voit déjà les résultats, raconte-t-il. Il faut penser à long terme; on ne peut pas penser à court terme.
De son côté, Mike Beamish, de Beamish Orchard, souligne l’efficacité des pollinisateurs, particulièrement dans les grands champs qui comptent plusieurs récoltes.
[L’appui des pollinisateurs] peut avoir un impact très positif, explique-t-il. Prenez les bleuets ou les camerises. Combien de baies y a-t-il sur un plant? Combien de fleurs doivent être pollinisées? C’est énorme.
D’après le reportage de Nancy Russell, de CBC


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