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L'homme accusé d'un délit de fuite causant des lésions corporelles à Windsor, le 18 octobre dernier, a été libéré par le Tribunal sous de strictes conditions, mardi matin. De passage au palais de justice de Sherbrooke, Simon Arel a écouté le juge Conrad Chapdelaine lui lire les différentes mesures qu'il allait devoir respecter jusqu'à son procès.
Le défense menée par l'avocate Karine Poliquin a donc proposé un plan de sortie qui a convaincu suffisamment le Tribunal de ne pas le laisser en détention.
De son côté, la procureure aux poursuites criminelles et pénales au dossier, Me Gaëlle Paradis, n'était pas du même avis. Elle invoquait que l'homme de 36 ans aurait pu récidiver alors qu'il est en attente de son procès. Elle clamait aussi que la libération de Simon Arel aurait miner la confiance du public vis-à-vis le système de justice.
Conditions sévères
Selon les conditions imposées par la Cour, Simon Arel devra être assigné à la résidence de ses parents, en tout temps, sauf pour une urgence pour lui-même ou ses parents.
Son père et lui ont également dû laisser un dépôt monétaire de plusieurs milliers de dollars. Il ne pourra consommer d'alcool ou de drogues. Son permis de conduire a aussi été saisi. Il pourrait être appelé à suivre une thérapie et en informer la Cour, en plus de ne pas entrer en contact avec une longue liste de personnes impliquées de près ou de loin au dossier. Le juge a également énuméré plusieurs autres conditions qui devront être respectées par l'accusé.
Rappelons que l'accusé fait face à six chefs d’accusation en lien avec un délit de fuite ayant causé des lésions corporelles à trois personnes, dont une enfant. Les actes reprochés auraient été commis le 18 octobre, en fin d'après-midi, alors que l’accusé aurait dépassé la limite d’alcoolémie permise.
Après avoir craint pour la vie d’une des personnes adultes, son état s’était stabilisé dans les heures ayant suivi la collision. Dans un état critique prolongé, l’état de santé de la fillette s’est stabilisé, même si elle était toujours hospitalisée, a expliqué le juge Chapdelaine lorsqu'il a lu sa décision pendant une vingtaine de minutes.
La fillette aurait subi une fracture crânienne et présenté des difficultés respiratoires à la suite de la collision. Avant l'arrivée des services d'urgence, il était impossible de sortir la fillette de la voiture puisqu'elle était coincée dans le véhicule.
Le dossier reviendra devant la Cour le 14 décembre prochain.


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