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Plus d’un an après avoir amorcé ses activités, le Bureau du cinéma et de la télévision de la Gaspésie dresse un bilan positif de son impact dans la région. Plus d’une quinzaine de productions télévisuelles et cinématographiques auraient été accompagnées par l'organisme depuis deux ans.
L’organisme a accompagné sept productions en 2025, puis huit en 2026. Il estime s'imposer aujourd’hui comme un intervenant clé afin d’accompagner les équipes de cinéma et de télévision dans la planification d’un tournage sur le territoire.
Afin de favoriser la réalisation d’œuvres télévisuelles et cinématographiques sur le territoire gaspésien, le Bureau offre un soutien personnalisé. En plus d’un bottin de travailleurs culturels d’ici qui sont disposés à offrir leurs services, il met à la disposition des boîtes de production une photothèque régionale des lieux de tournage, qui est en constante évolution.
Pour le moment, on ne peut pas se plaindre [...] c’est très positif, indique Sabrina Merceron, la commissaire du Bureau du cinéma et de la télévision de la Gaspésie. Elle rappelle que l’organisme souhaite avant tout créer des retombées économiques pour la région.
Quand ces productions-là viennent, c'est de l'argent neuf qui est injecté sur le territoire et c'est ça qui est important.
Ils dépensent dans les épiceries, ils dépensent dans les hôtels, les restaurants, les quincailleries… Ils font des partenariats aussi pour des équipements lourds, ajoute-t-elle.
Deux poids, deux mesures
Afin de quantifier précisément l’impact financier de chaque tournage, les équipes de production doivent fournir un formulaire de retombées économiques au Bureau du cinéma et de la télévision de la Gaspésie.

En 2025, Gesgapegiag a servi de décor pour le tournage de la télésérie Bon cop, bad cop. (Photo d'archives)
Photo : Radio-Canada / Isabelle Larose
Ces redditions de comptes permettent à Sabrina Merceron de constater qu’en 2025, 650 000 $ ont été investis dans la région par les différents projets tournés ici. Les chiffres pour 2026 ne sont pas encore disponibles.
Sabrina Merceron remarque que l’ampleur des retombées économiques directes peut varier selon la nature des projets. Forcément, en téléréalité et en fiction, les montants sont beaucoup plus importants que quand ce sont des documentaires, [avec] des équipes réduites, explique-t-elle.
Elle souligne néanmoins l’importance de ces productions plus modestes dans la promotion du territoire. Ce qui est important, c'est que la Gaspésie est vue sur des écrans internationaux et c'est ce qu'on veut, précise-t-elle.
On veut faire la promotion du territoire [...] à Montréal, pour les productions québécoises et puis à l'étranger, pour les productions documentaires également.
Trois productions internationales, cette année, ont d'ailleurs permis à la Gaspésie de rayonner en Europe. TV5 Monde, France 5 et une production belge ont tour à tour tourné sur la péninsule de Forillon, dans la MRC du Rocher-Percé et à Carleton-sur-Mer.
Des projets déjà dans les cartons
Au moins trois longs-métrages d’importance seraient en planification dans la région pour 2027. Le Bureau du cinéma et de la télévision mène actuellement des mandats de repérage ciblés afin d’alimenter les équipes de production.
La cinéaste Monia Chokri souhaite tourner une partie de son prochain film dans le secteur de Percé. Son équipe était récemment à la recherche d’une maison patrimoniale battue par les vents, perchée au sommet d'une falaise.
De son côté, la cinéaste Anik Jean prépare un film qui est comme un film d’horreur, révèle Sabrina Merceron. Son équipe est à la recherche de cabanes dans le bois, un peu lugubres, précise-t-elle. La réalisatrice connait bien la région, puisqu’elle y a notamment tourné la série Bon cop, bad cop, l’an dernier.

Plusieurs spectateurs de Gesgapegiag se sont réunis pour la présentation en avant-première d'épisodes de la télésérie « Bon cop, bad cop », tournés dans la communauté. (Photo d'archives)
Photo : Radio-Canada / Isabelle Larose
Le financement a été confirmé pour ces deux productions, qui devraient donc se concrétiser, espère Mme Merceron.
Une production française, partenaire des Productions Casablanca, a également sollicité le Bureau du cinéma pour un tournage en nature. Ils cherchaient des lacs, des rivières, des chutes, [...] des scieries et des éoliennes. C’est un gros mandat, résume la commissaire.
Ils voulaient qu'on leur en mette plein la vue, dit-elle, précisant que pour l’instant, tout indique que le tournage ira de l’avant dans la MRC de Bonaventure.


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