Les fouilles ont repris lundi matin dans une zone de champs et de sous-bois à Rouvray, au nord-est d'Auxerre, pour tenter de retrouver les "disparues de l'Yonne", ces jeunes femmes victimes du tueur en série Émile Louis dans les années 1970. Des restes d'autres jeunes femmes pourraient également être retrouvés.
Les gendarmes et les pompiers investissent de nouveau une zone de champs et de sous-bois à Rouvray, à 17 km au nord-est d'Auxerre. Des fouilles ont repris ce lundi matin, pour la troisième fois en deux ans, pour retrouver les restes des victimes d'Émile Louis, surnommées les "disparues de l'Yonne".
C'est dans ces environs, dans ce "cimetière", que le tueur en série a avoué avoir enterré sept jeunes handicapées mentales, portées disparues dans le département entre 1975 et 1979. Lors des deux dernières fouilles, en 2024 et 2025, seuls des vêtements et un vélo ont été exhumés.
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L'identité des sept "disparues de l'Yonne"
L'identité des sept victimes est connue. Le tueur en série, qui est mort en prison en 2013 à l'âge de 79 ans, a ainsi reconnu les meurtres de Françoise Lemoine, 27 ans, disparue en mars 1975, Christine Marlot, 15 ans, disparue le 23 janvier 1977, Jacqueline Weis, 18 ans, disparue le 4 avril 1977, Chantal Gras, 18 ans, disparue le 21 avril 1977, Madeleine Dejust, 21 ans, disparue en juillet 1977, Bernadette Lemoine, 19 ans, disparue en mars 1978 et Martine Renault, 16 ans, disparue en septembre 1979.
Ces jeunes femmes partagent des points communs, comme le fait d'appartenir à la DDASS, la Direction départementale des affaires sanitaires et sociales. Elles avaient presque toutes emprunté le bus scolaire conduit par Émile Louis, alors chauffeur de car, décrit lors de son procès comme un "tueur hors série" et pervers "extrême".
Dès l'an 2000, les squelettes de deux de ses victimes ont été retrouvés. Depuis, les enquêteurs cherchent la trace des cinq autres "disparues de l'Yonne". Mais en réalité, il pourrait y avoir d'autres victimes potentielles d'Émile Louis, et notamment Marie-Jeanne Ambroisine Coussin dont le crâne a été découvert en décembre 2018 sur le même site. Disparue en 1975, elle était une enfant de l'assistance publique comme les sept autres femmes.
La difficulté de retrouver les restes humains
Les actuelles fouilles sont prévues pour "une période estimée à 15 jours", a indiqué Marie-Denise Pichonnier, procureure de la République d'Auxerre. En mai 2025, la précédente opération avait été stoppée en raison du décès accidentel d'un gendarme sur les lieux.
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L'objectif de mettre la main sur des restes humains est néanmoins difficile à remplir, reconnaît Me Didier Seban, avocat historique de la partie civile, auprès de l'AFP. S'il espère que le parquet poursuivra les fouilles en cas de découvertes, l'avocat souligne la difficulté du terrain, et notamment la présence de la rivière "capricieuse" du Serein qui a pu emporter les corps.


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