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Le procès de l'ex-porte-parole de la Sûreté du Québec (SQ) Claude Doiron doit se poursuivre jeudi au palais de justice de Percé. Un ajournement a été décrété mercredi matin, afin que la défense puisse analyser de nouveaux éléments de preuve divulgués par la poursuite.
L’ancien sergent est accusé d'agression sexuelle, de contacts sexuels et d’incitation à des contacts sexuels sur une personne d'âge mineure. À l'époque des faits allégués, il n'était pas policier pour la SQ.
Lundi, lors de l’ouverture du procès, deux témoins ont été appelés à la barre, dont la victime présumée. Elle était âgée de 12 ans lors des faits allégués, qui seraient survenus lors de l’été 1988 à Cloridorme. Une ordonnance de non-publication protège son identité ou tout détail permettant de l'identifier directement ou indirectement.
Une preuve admissible?
Mardi, la défense a contre-interrogé la victime présumée. Pendant plus de deux heures, Me Jean-François Boucher a questionné la plaignante sur l’exactitude de son témoignage et des souvenirs spatiotemporels qu'elle garde des événements présumés, qui seraient survenus il y a 38 ans.
L’avocat a demandé à la victime présumée de nombreux détails sur l’environnement, les distances et la façon dont les événements se seraient déroulés, en les comparant parfois à sa déposition.
Lorsque Me Boucher soulignait à la plaignante des imprécisions dans son contre-interrogatoire, elle le justifiait par son jeune âge de l'époque ainsi que son état de détresse.

L'ancien policier Claude Doiron a été accusé et arrêté en 2023 pour trois chefs d'accusation d’agression sexuelle, de contacts sexuels et d’incitation à des contacts sexuels sur une personne de moins de 14 ans. (Photo d'archives)
Photo : Radio-Canada / Marguerite Morin
Des questions sous réserve ont également été posées sur des événements plus récents, lors d’une période de vie difficile de la plaignante.
Lors du contre-interrogatoire, l’avocat de la défense a également présenté des éléments de preuve, dont l'admissibilité doit encore être discutée.
Mercredi matin, la poursuite a déposé de nouveaux éléments en lien avec l'admissibilité de cette preuve, que les avocats de Claude Doiron souhaitent prendre le temps d'analyser. Les parties ont conjointement décidé de suspendre les travaux pour le reste de la journée.
Lorsque les deux parties auront clos leur débat, le juge de la cour du Québec, Pierre Lortie, devra trancher sur l'admissibilité des éléments de preuve, afin de poursuivre le procès.
Deux semaines sont d'ailleurs prévues pour cette étape. Le juge a indiqué qu'il prévoit rendre son verdict en octobre prochain.
Outre la victime alléguée, la seule autre témoin entendue jusqu'à présent est une agente d'infiltration de la division des enquêtes à la cybercriminalité de la Sûreté du Québec.


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