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DÉCRYPTAGE - Quatre mois après le second tour des élections municipales, aucun des prétendants défaits à Paris, Lyon et Nice n’a complètement quitté la vie politique.
En plein mois de juillet, à 5895 mètres d’altitude, Christian Estrosi, 71 ans, a planté un drapeau niçois au sommet du Kilimandjaro, le toit de l’Afrique. «Défi relevé !», a écrit sur Instagram l’ancien maire (Horizons) de Nice, qui a réalisé l’un de ses rêves avec sa fille Laura. Pendant ce temps, Sarah Knafo multiplie les allers-retours vers Strasbourg, Rachida Dati s’est repliée sur le 7e arrondissement de Paris, qu’elle dirige depuis 18 ans. À Lyon, fragilisé par les répercussions politiques de l’enquête pour viol aggravé visant son directeur de campagne Roman Abreu, Jean-Michel Aulas prépare une rentrée qu’il annonce offensive. Les figures les plus médiatiques qui ont perdu les municipales, le 22 mars, n’ont pas disparu. Elles ont quitté le devant de la scène pour des terrains moins visibles, où chacune tente de donner un sens différent à sa défaite.
C’est à Nice que le retrait du battu est le plus radical. Dominé de plus de dix points par son ancien allié Éric Ciotti après dix-huit…


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