Les Editions Metropolis republient une nouvelle posthume d’Annemarie Schwarzenbach, Voir une femme, parue pour la première fois en français en 2008, traduite par Etienne Barilier. Un ravissement, à l’image du coup de foudre raconté par la jeune écrivaine de 21 ans.
Un jour de l’entre-deux-guerres, en vacances de ski, dans l’ascenseur d’un hôtel des Grisons, la narratrice se retrouve face à une femme portant un manteau blanc. L’inconnue arbore une chevelure sombre, un visage aux «traits rudes, clairs et masculins». La nouvelle commence ainsi: «Voir une femme: une seconde seulement, dans le seul et bref espace d’un regard, pour ensuite la perdre à nouveau, quelque part dans l’obscurité d’un couloir, derrière une porte que je n’ai pas le droit d’ouvrir ‒.»


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