Language Selection

Retrouvez votre bien-être dans ces temps dure sur Terre , Essayez le MedBed Quantique!
Cliquez ici pour réserver votre séance

Famille et pour toute la Famille avec Le Medbed Quantique® Orgo-Life® une technologie du Canada

Advertising by Adpathway

         

 Advertising by Adpathway

Dans un port russe rouille depuis 2020 une plateforme de lancement de 133 mètres que son acheteur n’a jamais rallumée

1 day_ago 41

         

NE LAISSER PAS LE 5G DETRUIRE VOTRE ADN Protéger toute votre famille avec les appareils Quantiques Orgo-Life®

  Publicité par Adpathway

Depuis plusieurs années, un empire industriel russe possède la plus grande plateforme de lancement flottante au monde. Elle n’a jamais servi la moindre fois sous ce nouveau pavillon. Amarrée au port de Slavianka, dans l’extrême est de la Russie, la Sea Launch rouille sous la pluie et la neige, victime d’un pari commercial qui a mal tourné. Retour sur l’histoire d’un géant technologique devenu épave, entre ambitions spatiales déchues et tensions géopolitiques.

À retenir

  • La plateforme Odyssey, ancienne plateforme pétrolière reconvertie, a réalisé 32 lancements commerciaux réussis entre 1999 et 2014 dans le cadre du consortium international Sea Launch
  • Rachetée en 2018 par le groupe russe S7 pour 109 millions de dollars, elle a rejoint le port de Slavianka en février 2020 sans jamais être réactivée
  • Faute de nouveaux contrats de lancement et en raison des tensions avec l'Ukraine, fabricant des fusées Zenit associées au projet, la plateforme reste immobilisée et se dégrade progressivement sous l'effet de la corrosion

Difficile d’imaginer, en observant cette masse d’acier immobile, qu’elle a jadis incarné l’un des projets spatiaux les plus audacieux de la fin du vingtième siècle. Cette plateforme, baptisée Odyssey, n’est pas un simple bateau : c’est une ancienne plateforme pétrolière des années 1980, entièrement reconvertie pour envoyer des fusées dans l’espace depuis l’équateur. Un choix stratégique loin d’être anodin, puisque lancer depuis cette zone permet de profiter de la rotation terrestre pour économiser du carburant. Aujourd’hui, ce monstre de 46 000 tonnes ne bouge plus d’un centimètre, silencieux témoin d’un rêve industriel figé dans le temps.

Quand l’Ukraine, la Russie et les États-Unis lançaient des fusées ensemble

Le projet Sea Launch naît dans un contexte que l’on aurait presque du mal à croire aujourd’hui : celui d’une coopération spatiale internationale rassemblant l’Ukraine, la Russie, les États-Unis et la Norvège. L’idée était simple sur le papier, mais spectaculaire dans son exécution : transformer une plateforme pétrolière en pas de tir mobile, capable de naviguer jusqu’à l’équateur pour y lancer des fusées Zenit d’origine ukrainienne, propulsées par des moteurs russes.

Entre 1999 et 2014, cette alliance improbable a porté ses fruits. La plateforme Odyssey a réalisé 32 lancements commerciaux réussis, envoyant des satellites de télécommunications en orbite pour le compte de clients internationaux. Un exploit technique et diplomatique qui a longtemps fait figure de vitrine de ce que la coopération spatiale pouvait accomplir, même entre des nations aux intérêts parfois divergents. Mais cette belle mécanique s’est grippée : fragilisé financièrement, le consortium Sea Launch a cessé ses opérations en 2014, alors que les tensions géopolitiques entre la Russie et l’Ukraine commençaient à peser lourdement sur l’ensemble du projet.

S7 Group rachète le rêve spatial soviétique pour une bouchée de pain

Après plusieurs années d’incertitude, c’est le géant russe S7 Group, connu principalement pour ses activités aériennes, qui reprend le flambeau. En avril 2018, l’entreprise finalise le rachat de Sea Launch pour la somme de 109 millions de dollars, un montant dérisoire au regard de la complexité technologique de l’ensemble. L’entité renaît alors sous le nom de SL Aerospace, avec l’ambition affichée de relancer les opérations commerciales depuis l’équateur.

Mais avant même que la plateforme ne quitte le sol américain, les autorités des États-Unis ont pris soin de retirer les équipements les plus sensibles, notamment le matériel de positionnement basé sur le GPS. Une précaution stratégique qui en dit long sur la méfiance entourant ce transfert vers la Russie. En février 2020, Odyssey traverse finalement l’océan pour rejoindre le chantier naval russe de Slavianka, accompagnée du navire de commandement Sea Launch Commander. Les deux navires n’ont plus jamais bougé depuis.

Sanctions, guerre et paperasse : pourquoi le moteur ne redémarre jamais

Sur le papier, tout semblait pourtant en place pour une renaissance. Dès 2020, le vice-Premier ministre russe Iouri Borissov annonçait un vaste projet de restauration du site, estimé à environ 35 milliards de roubles. Des annonces qui laissaient entrevoir un retour en grâce pour cette technologie unique au monde. Mais depuis, rien ou presque n’a bougé sur le terrain.

Le principal obstacle reste d’ordre commercial et diplomatique : S7 n’a jamais signé le moindre nouveau contrat de lancement pour la fusée Zenit associée au projet. Or, sans commande ferme, difficile de justifier l’investissement colossal nécessaire à la remise en état d’une infrastructure aussi complexe. Ajoutez à cela le contexte géopolitique tendu entre la Russie et l’Ukraine, qui fabriquait justement les fusées Zenit, et l’équation devient quasiment impossible à résoudre. Le programme reste ainsi gelé, le groupe S7 ayant lui-même reconnu ne pas disposer des moyens nécessaires pour le relancer.

Une carcasse de 46 000 tonnes qui coûte une fortune à ne rien faire

Depuis son arrivée à Slavianka, la plateforme Odyssey n’a pas connu la moindre activité de lancement. Pourtant, immobiliser un tel navire n’a rien de gratuit. L’entretien d’une structure métallique de cette envergure, exposée aux embruns et aux conditions climatiques extrêmes de l’extrême-orient russe, représente un poste de dépense considérable. Chaque hiver qui passe accentue un peu plus la corrosion, transformant progressivement ce chef-d’œuvre d’ingénierie en une simple carcasse rouillée.

Le paradoxe est saisissant : plus le temps passe, plus la remise en service devient techniquement complexe et financièrement risquée, ce qui décourage à son tour tout nouvel investissement. Un cercle vicieux dans lequel se retrouve piégée cette plateforme, condamnée à l’immobilité alors même qu’elle demeure, sur le papier, l’un des outils les plus performants jamais conçus pour les lancements équatoriaux.

Sea Launch, symbole d’une ambition spatiale sacrifiée sur l’autel géopolitique

L’histoire de Sea Launch illustre parfaitement la fragilité des grands projets industriels lorsqu’ils reposent sur une coopération internationale. Ce qui fut autrefois un symbole d’union technique entre plusieurs nations est aujourd’hui réduit à une épave flottante, prisonnière des rivalités géopolitiques et des calculs économiques. La plateforme continue d’exister physiquement, mais son âme, celle d’un projet spatial ambitieux et fédérateur, semble définitivement éteinte.

Reste une question qui plane au-dessus du port de Slavianka : cette technologie unique retrouvera-t-elle un jour une seconde vie, ou finira-t-elle par être démantelée, comme tant d’autres vestiges de l’ère spatiale soviétique ? Pour l’instant, seule la rouille continue son œuvre, patiemment, sur cette géante immobile qui rêve encore, peut-être, de retrouver l’horizon équatorial qu’elle a tant sillonné par le passé.

Brice L.

Rédigé par Brice L.

Brice est un journaliste passionné de sciences. Il collabore avec Sciencepost depuis plus d'une décennie, partageant avec vous les nouvelles découvertes et les dossiers les plus intéressants.

read-entire-article

         

        

Une nouvelle Vibration dans le Monde entier avec les Franchise Medbed Quantique®!  

Protéger toute votre famille avec la technologie Orgo-Life®

  Advertising by Adpathway