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La Croix de Pierre a fait son retour au Tréport, 2 ans après sa destruction. Une restauration complexe, qui a nécessité toute l'expertise de l'entreprise Socra.
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Par Lucas Farcy Publié le 12 juil. 2026 à 21h36
Depuis le mercredi 8 juillet 2026, les habitants du Tréport peuvent de nouveau admirer la Croix de Pierre, un monument historique qui avait été détruit il y a deux ans. Sa restauration a demandé tout le savoir-faire de spécialistes de la restauration de monuments anciens.
La Croix de Pierre a été restaurée en Dordogne, dans les ateliers de l’entreprise Socra, spécialisée notamment dans la conservation et la restauration de monuments anciens. Si une telle restauration d’un monument en pierre est habituelle pour l’entreprise, chaque chantier reste particulier. « La complexité ici, c’est que la croix avait déjà été restaurée, mais pas de manière fondamentale. L’armature interne était par exemple déjà sectionnée », explique Richard Boyer, directeur général de l’entreprise Socra.
Ainsi, le goujon interne a dû être retiré avant de mettre en place une nouvelle structure : « il a fallu faire un carottage de la pierre, pour mettre en place un goujon sur toute la hauteur de la croix, jusqu’à la base », poursuit Richard Boyer. Les pierres ont ensuite été coulissées autour de ce goujon, pour solidariser tout l’édifice, qui est désormais plus solide qu’il ne l’était auparavant. Quelques parties de la croix ont par ailleurs dû être reprises, avec un mélange à base de mortier et de chaux : la Croix de Pierre étant soumise aux intempéries, particulièrement au Tréport où les embruns peuvent remonter jusqu’à elle, ce mélange va aussi protéger l’ouvrage.
Pour restaurer la croix, il a aussi fallu reconstituer tout un puzzle, le monument s’étant trouvé cassé en plus de 20 morceaux après sa destruction en août 2024. Pour recoller les différentes pièces, la Socra utilise une résine spécifique, validée par le Laboratoire de recherche des monuments historiques. « Mais on ne peut pas se contenter de ça. En plus, nous installons de petites aiguilles entre les morceaux, souvent en fibre de verre, pour qu’ils restent solidaires ».

Un travail complexe, donc, qui aura demandé du temps à l’entreprise Socra : « c’est difficile d’estimer ce temps, parce qu’il y a eu des phases d’interruption, mais je dirais qu’au total, en non-stop, cela représente un mois et demi de travail pour deux personnes ».
La croix de 2026 est identique à ce qu’elle était avant sa destruction, puisqu’il s’agissait là d’un chantier de conservation et non de restitution. La pierre est donc patinée, comme elle l’était avant de quitter Le Tréport pour sa restauration.
Le retour du monument a été salué par beaucoup de Tréportais. Ces réactions, Richard Boyer explique les avoir vécues à plusieurs reprises, notamment lors du retour des statues de cuivre de la flèche de Notre-Dame de Paris. « Cela montre que le patrimoine est un vecteur d’unification ».
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