Le 9 juin, Graham Platner emportait la primaire démocrate dans le Maine. Inconnu il y a une année, ce vétéran de la guerre en Irak a émergé du néant pour s’imposer comme l’un des nouveaux visages du Parti démocrate. Bardé de casseroles assez lourdes (un tatouage nazi, des anciennes partenaires relayant de nombreux comportements inappropriés), le barbu s’en était toujours sorti, faisant de ses faiblesses mises sur le compte de ses traumatismes de guerre une force électorale.
Après des accusations de viol, les appels à sa démission se sont cependant succédé au sein des démocrates et, mercredi soir, il annonçait «suspendre sa campagne» au Sénat – sans pour autant officiellement l’abandonner pour l’instant. A moins de quatre mois des élections de mi-mandat, le Parti démocrate se retrouve dans une position extrêmement inconfortable. Voire insoluble. Analyse de Ron Schmidt, professeur de science politique à l’université du Sud du Maine.


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