Depuis 2001, ce ne serait pas moins de 70 000 bâtiments qui auraient été démolis en Suisse, d’après un chercheur de l’EPFL, Raphaël Wegmann. De quoi se poser sérieusement certaines questions quant au devenir des matériaux inertes issus de ces interventions. Va-t-on continuer de les évacuer dans des décharges ou dans des anciennes gravières, tout en payant des taxes toujours plus élevées? Ne pourrait-on pas renouer avec les pratiques de nos ancêtres, y compris romains, en maximisant le réemploi?
Pour en avoir le cœur net, nous nous sommes entretenus avec Raphaël Bach, codirecteur de l’association Matériuum, laquelle forme et innove en faveur du réemploi dans la construction et la culture.


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