Language Selection

Retrouvez votre bien-être dans ces temps dure sur Terre , Essayez le MedBed Quantique!
Cliquez ici pour réserver votre séance

Famille et pour toute la Famille avec Le Medbed Quantique® Orgo-Life® une technologie du Canada

Advertising by Adpathway

         

 Advertising by Adpathway

Dans la taïga russe, l'école des petits soldats cosaques

11 hour_ago 56

         

NE LAISSER PAS LE 5G DETRUIRE VOTRE ADN Protéger toute votre famille avec les appareils Quantiques Orgo-Life®

  Publicité par Adpathway

Sous le crépitement du feu, tandis que le soleil disparaît derrière l'horizon, les adolescents retirent leurs vestes et se chahutent. «Où est ma guitare?», s'inquiète Roma, un jeune garçon maigrichon. «On l'a brûlée», se moque un camarade. «Non, j'ai simplement mis le fusil dans sa housse», rétorque Roma. «Pourquoi ce n'est pas une kalachnikov? Tu me déçois !»

Les rires fusent, puis il entonne une chanson de la milice Wagner: «Nous finirons tous en enfer, mais en enfer, nous serons les meilleurs.» L'armée ne les fait pourtant pas rêver. «Au moins, je serai un peu plus musclé», philosophe Roma. Pour l'heure, il n'a qu'une envie: prendre une douche et jouer sur son téléphone. Dans cette colonie de vacances militaro-patriotique cosaque, sous les tentes au milieu de la taïga, ni l'une ni l'autre de ces distractions n'est au programme.

NEWSLETTER

Recevez le meilleur de Slate directement dans votre boîte mail.

→

Chaque matin commence par trois kilomètres de course, suivis d'une prière devant une immense croix dressée dans la prairie. Les adolescents se rangent ensuite en ligne, les chemises impeccablement rentrées dans les pantalons. Dans la lumière du matin, le kaki de leurs uniformes domine.

Une jeune fille dans un club militaro-patriotique dans un camp cosaque. | фото Мария Une jeune fille dans un club militaro-patriotique dans un camp cosaque. | фото Мария

Maria, une jeune fille d'une douzaine d'années aux cheveux bleu foncé, détonne. «Tu es allée récemment à Tchernobyl?», lui lance Sergueï Nabokov, ataman, chef traditionnel de la communauté cosaque de Glazov, en Oudmourtie, qui dirige le camp depuis une vingtaine d'années. «Négatif !», répond-elle fermement. Si son visage pâle évoque une poupée de porcelaine, elle est la première à enfiler les gants de boxe ou le gilet pare-balles acheté par ses parents pour participer au strikeball, un jeu de simulation de combat militaire.

Pendant une semaine, les enfants de trois à 17 ans enchaînent les épreuves pour obtenir le statut de cadet et gagner le droit de porter la koubanque, le bonnet de fourrure traditionnel des Cosaques. Course, boxe, démontage et remontage d'une kalachnikov, procession religieuse et examen sur les traditions cosaques: le programme mêle endurance, discipline et foi. Ce statut de cadet facilitera également une carrière dans l'armée.

Au camp, les jeunes apprennent aussi les traditions cosaques: manier le nagaïka –un fouet court– ou faire tournoyer des sabres. Cette année, le cheval manque cependant à l'appel: il participe à une compétition à Moscou.

«Votre mission principale c'est de défendre la patrie»

«C'est un défi personnel, une façon de prouver que j'en étais capable», explique Maria. Longtemps, ses parents ont refusé qu'elle fasse du sport en raison de ses problèmes de santé. Elle rêve pourtant de devenir psychologue: «J'aime aider les gens.»

«Maria, dix ans, rêve de rejoindre l'armée pour une raison plus enfantine: "Je pourrais enfin contrôler mon frère."»

Sonia, une adolescente aux lunettes rondes, espère quant à elle intégrer les forces de l'ordre. Après une enfance chaotique et un placement en famille d'accueil, elle affirme aimer «l'ordre, les règles et la discipline». Maria, dix ans, rêve de rejoindre l'armée pour une raison plus enfantine: «Je pourrais enfin contrôler mon frère.» Celui-ci la charrie sans cesse, elle se venge en glissant des insectes dans son sac de couchage.

Un jeune homme dans un club militaro-patriotique dans un camp cosaque. | фото Мария Un jeune homme dans un club militaro-patriotique dans un camp cosaque. | фото Мария

«À l'école, je dis toujours aux enfants: “Votre mission principale, les garçons, c'est de défendre la patrie”», explique Elena Iakovleva, enseignante à Yar, qui a amené au camp quatre élèves difficiles dans l'espoir de les remettre dans le droit chemin. «Aujourd'hui, des enfants; demain, un peuple», résume Sergueï Nabokov, policier dans la vie civile, reprenant les éléments de la propagande russe: «Dès 2014, certains Cosaques avaient commencé à se rendre sur le front parce qu'ils estimaient que le nazisme était une mauvaise chose, pour le dire avec modération. Puis, lorsque l'opération militaire spéciale a commencé, près de la moitié de notre communauté est partie y participer, après avoir reçu la bénédiction religieuse. Ils sont tous revenus sains et saufs.»

«Un Cosaque sans foi n'est pas un Cosaque», dit un proverbe russe. Ici, chaque repas commence et s'achève par une prière. Le séjour s'ouvre par une procession de vingt-cinq kilomètres: les enfants récitent les mêmes paroles, comme une litanie, tandis que les porteurs de l'icône et de la croix se relaient. Tous ne sont pas baptisés, mais tous doivent connaître les Dix Commandements.

«Selon des chiffres cités par des observateurs, plus de 60.000 Cosaques auraient rejoint les forces russes depuis 2022, notamment au sein de bataillons spécialisés.»

Sergueï justifie cet enseignement par les guerres de Tchétchénie. «Certains soldats manquaient de force morale, ne comprenaient pas ce que signifiaient la patrie et la terre natale et finissaient par combattre du côté de l'ennemi une fois pris en otage. C'est pourquoi nous leur enseignons la foi.»

Selon des chiffres cités par des observateurs, plus de 60.000 Cosaques auraient rejoint les forces russes depuis 2022, notamment au sein de bataillons spécialisés. En mars 2023, le président russe a signé une loi prévoyant la création d'une armée de réserve cosaque.

La guerre s'invite d'ailleurs dans le camp: Ian, un ancien combattant en Ukraine, présente aux adolescents sa collection d'armes avant de leur livrer sa lecture du conflit. Son cours sur la Seconde Guerre mondiale dérive vers ce qu'il décrit comme un «génocide du peuple slave» en Ukraine, reprenant ainsi un argument utilisé pour justifier l'offensive russe.

Interdit puis institutionnalisé

À l'origine, les Cosaques formaient des communautés de cavaliers semi-nomades, vivant de manière autonome et autogérée. Ils étaient installées notamment dans les plaines de l'actuelle Ukraine et du sud-ouest de la Russie. À partir du XVIIIe siècle, nombre d'entre eux entrent au service des tsars contre une solde, comme garde-frontières. Après la révolution de 1917, les autorités soviétiques répriment ces communautés, associées à l'ancien régime. Durant la Seconde Guerre mondiale, ils sont autorisés à reprendre les armes pour défendre l'Union soviétique, avant d'être de nouveau réprimés.

Une jeune fille dans un club militaro-patriotique dans un camp cosaque. | фото Мария Une jeune fille dans un club militaro-patriotique dans un camp cosaque. | фото Мария

Dimitri, le cuisinier du camp, se souvient d'une photographie de son grand-père en uniforme. «J'ai demandé à mes parents : “Qui est-ce ?” On m'a répondu : “Le moment venu, tu comprendras.” À l'époque, c'était interdit. Beaucoup de Cosaques avaient émoussé leurs sabres.»

Après la disparition de l'URSS, en 1991, le mouvement cosaque renaît. Depuis les années 2000, l'État russe a réinstitutionnalisé certaines de ses fonctions, de la surveillance des frontières à l'appui aux forces de l'ordre. Dimitri, devenu cosaque, ne quitte presque jamais sa koubanque, même pour aller à des concerts. Il se dit pourtant méfiant envirs le pouvoir. «Quand on a besoin des Cosaques, ils sont utiles. Quand on n'en a plus besoin, on les laisse de côté. Nous n'avons jamais vraiment été amis avec les autorités.»

Il a néanmoins amené son fils Timid au camp. Le soir, tandis qu'il prépare une infusion d'herbes de la forêt, il raconte fièrement que le garçon a dormi seul dans sa tente, sans lui. «Je lui ai dit : “Bravo, mon garçon.”»

read-entire-article

         

        

Une nouvelle Vibration dans le Monde entier avec les Franchise Medbed Quantique®!  

Protéger toute votre famille avec la technologie Orgo-Life®

  Advertising by Adpathway