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RÉCIT - Avec le procès du policier qui avait torturé des adolescents en 2011, déclenchant une vague de manifestations et quatorze ans de guerre civile, les juges syriens ouvrent un dossier brûlant et s’imposent un défi : celui de rendre justice dans un pays tout juste libéré d’une dictature sanglante.
Passer la publicitéUn nouveau bus s’arrête devant le palais de justice de Damas. Les passagers venus de Deraa se dirigent vers le premier étage du tribunal, où quelques dizaines de personnes attendent déjà le début de l’audience. Les plus âgées sont assises où elles le peuvent, sur des chaises piquées çà et là ou directement sur les escaliers. La chaleur est étouffante, mais peu importe. « Je me sens comme toutes les personnes de Deraa, heureux de voir que justice soit faite après tous ces morts, toute cette souffrance », souffle Abdelhakim al-Serhan Bajbog.
Le sexagénaire aux cheveux blancs patiente religieusement en espérant pouvoir assister à la deuxième audience du procès d’Atef Najib, ancien responsable de la branche de la sécurité politique de Deraa. Elle avait lieu dimanche. Mais les entrées dans la salle sont filtrées par les policiers qui forment un mur et seuls les observateurs internationaux, les avocats et les plaignants ont accès à l’audience.
Le premier des dignitaires de l’ancien régime à être jugé
Muawiya al-Sayasna, l’un d’entre eux, traverse…


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