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Une Suissesse de 19 ans, hospitalisée en Allemagne après l'incendie de Crans-Montana, n'a toujours pas été rapatriée dans son pays. Une situation que déplorent ses proches.
La rédaction - Aujourd'hui à 08:15 - Temps de lecture :
Ces derniers jours, les médias suisses se sont fait l'écho du calvaire d'Anaïs, 19 ans, et de sa famille. La jeune femme était au bar Le Constellation, à Crans-Montana (Suisse), le soir du Nouvel An. Si elle a survécu à l'incendie qui a fait 41 morts, Anaïs a été brûlée à 70%. Elle avait alors été transférée à Hanovre, dans le nord de l'Allemagne, pour y être soignée.
Trois mois après le drame, la jeune Suissesse, qui a passé huit semaines dans un coma artificiel, attend toujours d'être rapatriée chez elle, selon Julie, sa mère. Cette dernière vit dans un hôtel proche de l'hôpital depuis trois mois. Une situation qui pèse lourdement sur son moral et celui d'Anaïs.
Pas de suivi psychologique
« Nous sommes à sept ou huit heures de chez nous, loin de la famille, des amis, du soutien qu’on aurait pu avoir en restant en Suisse », explique Julie à la Radio Télévision Suisse. « Anaïs se sent vraiment isolée (...) Elle aimerait revoir ses amis, sa famille et rentrer. » D'autant que les mains de la jeune femme sont gravement brûlées. « Elle ne peut pas les utiliser, pas non plus avoir de contact avec son téléphone ni son réseau social », ajoute sa mère. « Elle se sent très seule ».
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Julie insiste également sur la barrière de la langue. Anaïs et elle-même ne parlant pas allemand, l'accompagnement psychologique, pourtant essentiel à la guérison, est inexistant à l'hôpital d'Hanovre. Des informations médicales peuvent également échapper à la fille et sa mère.
De plus, Anaïs doit se faire amputer de plusieurs phalanges à sa main gauche, gravement touchée lors de l'incendie du Constellation. « Nous aurions préféré faire cela en Suisse, parce que sans encadrement psychologique en français, ce sera difficile », déplore Julie.
« Je me sens complètement coincée et abandonnée »
Pourtant, les médecins allemands considèrent que, depuis le 10 mars, Anaïs est suffisamment stable pour être transférée dans un centre de soin plus proche de chez elle. Julie avait alors pris contact avec le Centre hospitalier universitaire vaudois (CHUV) l'interlocuteur à privilégier pour les patients hospitalisés à l'étranger. Elle assure avoir reçu trois fois la confirmation qu'Anaïs serait rapatriée sous peu... mais aucun rapatriement n'a pourtant eu lieu. « Je me sens complètement coincée et abandonnée », confie sa mère.
Interrogé par la RTS, le CHUV assure vouloir transférer Anaïs en Suisse le plus rapidement possible. Avec toutefois la contrainte de garder au moins un lit de libre dans l'éventualité de l'arrivée d'un grand brûlé en urgence.


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