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Sport 10/06/2026 20:36
Organisé pour la première fois dans trois pays et avec 48 équipes, le tournoi le plus suivi du monde excite les fans de football, mais laisse aussi planer quelques doutes.
Jeenah Moon / REUTERS
Le trophée de la Coupe du monde, présenté au John F. Kennedy Center for the Performing Arts, à Washington, le 3 décembre 2025.
Pour la Coupe du monde de football qui débute ce jeudi 11 juin à Mexico, exit la formule à 32 équipes en vigueur depuis 1998 et bonjour à celle incluant 48 nations, qui sont réparties en douze poules de quatre. L’équipe de France a elle hérité du Sénégal, de l’Irak et de la Norvège dans le groupe I.
La Fifa avait initialement envisagé 16 poules de trois pays, les deux premiers de chaque groupe se qualifiant pour des seizièmes de finale. Mais cette formule, inhabituelle dans le football, posait une difficulté : les risques d’arrangement entre équipes avant le troisième match, qui avaient conduit la Fifa à envisager la tenue de prolongations voire d’une séance de tirs au but dès la fin du temps réglementaire pour éviter les matches nuls.
Après réflexion, la Fifa avait fini par revenir au format classique de quatre équipes par poule, ce qui « limite le risque de collusion et garantit à toutes les équipes de jouer au moins trois matches ». Résultat, le fan de foot sera encore plus comblé puisque le nombre de rencontres bondira de 64 à 104 sur l’intégralité du tournoi, étiré sur 39 jours jusqu’au 19 juillet (un mois auparavant). Et il faudra désormais disputer huit matches pour espérer aller au bout, puisqu’un seizième de finale a été ajouté en phase éliminatoire. Ce qui laisse un peu plus de latitude en phase de poules, puisque les deux premiers de chaque groupe plus les huit meilleurs troisièmes accéderont à la phase suivante.
Risque de fortes chaleurs et nombreuses heures de vol
Et comme c’est le Mondial des grandes premières, rappelons que ce tournoi organisé conjointement aux États-Unis, au Canada et au Mexique est inédit. Jusque-là, seuls deux pays maximum avaient accueilli la compétition : la Corée du Sud et le Japon en 2002.

AFP
La Coupe du monde 2026 est disputée dans trois pays et 16 villes.
Une organisation hors normes qui laisse planer quelques doutes, notamment en termes de récupération pour les organismes et de conditions de jeu, comme on a déjà pu le constater lors de la Coupe du monde des clubs l’été dernier ou même déjà lors de la Coupe du monde 1994. Les équipes, surtout celles qui vont aller loin dans le tournoi, vont être amenées à effectuer de nombreuses heures de vol au-dessus d’un vaste continent.
En phase de poules, onze villes américaines, trois mexicaines et deux canadiennes accueilleront les 72 premiers matches. Le match d’ouverture Mexique-Afrique du Sud se déroulera au stade Azteca de Mexico (87 000 places) ce jeudi 11 juin à 21h (heure française).

CARL DE SOUZA / AFP
Une vue aérienne du stade Azteca, à Mexico le 28 mai 2026, qui accueillera le match d’ouverture de la Coupe du monde Mexique-Afique du Sud.
Les 32 matches de la phase éliminatoire se dérouleront eux uniquement aux États-Unis, dont la finale le 19 juillet au MetLife Stadium de New York (82 500 places, qui se trouve en réalité… dans le New Jersey).

ANGELA WEISS / AFP
Le MetLife Stadium, à East Rutherford dans le New Jersey, le 29 mai 2026.
Certains horaires des matches, eux, pourraient bien avoir un impact sur la qualité de jeu proposée, puisqu’il sera beaucoup question de jouer en plein après-midi, au début de l’été. Deux matches des Bleus en poule - Sénégal et Norvège - sont ainsi programmés à 15h, heure locale (21h en France), sur la côte Est américaine. Tout comme la finale au passage, disputée au MetLife Stadium.
Cinq stades couverts
Face au risque de fortes chaleurs, la Fifa a instauré deux pauses fraîcheur à la moitié de chaque mi-temps, avec bien entendu son lot d’écrans publicitaires pour faire patienter les téléspectateurs. À noter par ailleurs que cinq stades sont toutefois couverts et climatisés, à savoir ceux d’Atlanta, de Vancouver, de Los Angeles, de Dallas et de Houston.
Pour le téléspectateur français, les horaires des rencontres seront très variables pour celui qui veut tout voir. Hormi les matches à 21h évoqués plus haut, il y en aura à peu près sur tous les créneaux, dont pas mal pour les insomniaques : 18h, 19h, 20h, 22h, 22h30, 23h, minuit, 1h, 1h30, 2h, 2h30, 3h, 4h, 5h et 6h.
Un nouveau cérémonial autour des hymnes sera aussi mis en place avant les rencontres, avec l’ensemble des joueurs - titulaires et remplaçants - réunis autour du rond central pour chanter. Des drapeaux géants seront aussi posés sur la pelouse et de la pyrotechnie est aussi prévue plus tard dans le tournoi.
Pour terminer sur une note joyeuse, et si vous ne les aviez pas encore découvertes, on vous laisse en compagnie des trois mascottes officielles de ce Mondial.
Pas de jaloux puisque chaque pays organisateur a la sienne : l’élan « Maple » (signifiant « érable » en anglais) pour le Canada ; le pygargue à tête blanche « Clutch » pour les États-Unis, ou l’emblème du pays depuis 1782 ; et le jaguar « Zayu » pour le Mexique, qui symbolise la force et la bravoure des Mayas.


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