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La Coupe du Monde 2026 a rapporté 9 milliards de dollars à la FIFA. Sur cette somme, à peine plus d’un milliard a été redistribué aux 48 nations participantes. Le reste, environ 8 milliards, reste dans les caisses de l’instance mondiale. Le chiffre fait mal quand on sait que ce sont les sélections, les joueurs et les fédérations qui font vivre ce spectacle.
Une recette record, une redistribution minimale
Les chiffres avancés donnent le vertige. Droits TV à 4 milliards de dollars, billetterie à 3 milliards, sponsoring à 2 milliards. Un total de 9 milliards de dollars de revenus pour cette édition organisée aux États-Unis, au Canada et au Mexique.
Face à cela, les coûts d’organisation sont estimés à 3,8 milliards de dollars. Et les primes versées aux équipes ne dépassent pas 871 millions de dollars, auxquels s’ajoutent 216 millions destinés à la logistique. Soit un total d’un peu plus d’un milliard réellement partagé.
L’Espagne, championne du monde, a touché 50 millions de dollars. L’Argentine, finaliste, 33 millions. Un huitième de finale rapporte 15 millions, une phase de groupes seulement 9 millions. Des montants qui paraissent énormes pour le commun des mortels, mais qui représentent moins de 12% de ce que la compétition a réellement généré.
Un modèle qui interroge, y compris pour l’Afrique
Cette répartition pose question, c’est le moins qu’on puisse dire. Les fédérations africaines, souvent en difficulté financière, dépendent largement de ces primes pour organiser leurs sélections et investir dans la formation des jeunes joueurs.
On ne sait pas encore si la FIFA prévoit une réforme du système de répartition pour les prochaines éditions. Mais difficile de ne pas y voir un déséquilibre structurel entre une instance qui engrange des milliards et des fédérations qui peinent parfois à payer les primes de leurs propres joueurs.
Le modèle économique du football mondial profite d’abord à ceux qui le gouvernent.
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Rodrigue Batag
Journaliste international pour 237online.com, Rodrigue Batag décrypte l'actualité mondiale avec un regard ancré dans les réalités africaines et camerounaises.


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