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Par Le Figaro avec AFP
Le 29 avril 2026 à 09h56
Un tribunal de première instance avait prononcé en janvier cinq ans de prison contre lui, après avoir établi que l’ancien président avait utilisé des agents de la sécurité présidentielle pour empêcher sa propre arrestation.
Passer la publicité Passer la publicitéL'ancien président de Corée du Sud, Yoon Suk Yeol, a été condamné mercredi en appel à sept ans de prison pour entrave à la justice, une peine plus lourde que les cinq ans prononcés en première instance. «La cour condamne l'accusé à sept ans de prison», a déclaré un juge de la Cour d'appel de Séoul, qualifiant de «tout à fait répréhensibles» les actes de Yoon Suk Yeol, qui est actuellement emprisonné à la suite de plusieurs condamnations liées notamment à sa tentative d'imposer la loi martiale en décembre 2024.
La condamnation rendue mercredi par la Cour d’appel de Séoul concerne donc un autre volet de cette même affaire. «La cour condamne l’accusé à sept ans de prison», a déclaré un juge de la Cour d’appel de Séoul, qualifiant de «tout à fait répréhensibles» les actes de Yoon Suk Yeol. Un tribunal de première instance avait prononcé en janvier cinq ans de prison contre lui, après avoir établi que l’ancien président avait utilisé des agents de la sécurité présidentielle pour empêcher sa propre arrestation.
La «gravité» des faits
Les deux parties avaient fait appel : Yoon Suk Yeol faisant valoir que les mandats d’arrêt à son encontre reposaient sur une «enquête illégale», et les procureurs spéciaux estimant, eux, que sa peine devrait être de dix ans compte tenu de la «gravité» des faits reprochés.
«L’accusé a non seulement cherché à entraver l’exécution légale des mandats par les procureurs et d’autres personnes», mais il «a également donné des instructions illégales à des fonctionnaires du service de sécurité présidentielle, qui sont des fonctionnaires nationaux, en tentant de les utiliser comme s’ils étaient des gardes privés pour sa protection personnelle», a abondé mercredi le juge de la cour d’appel Vêtu d’un costume noir sur une chemise blanche, Yoon Suk Yeol n’a montré que peu d’émotion en écoutant le verdict.
Dans une troisième procédure le concernant, le parquet sud-coréen a requis vendredi 30 ans d’emprisonnement contre Yoon Suk Yeol pour «actes au profit de l’ennemi» : l’ancien président était cette fois-ci accusé d’avoir envoyé des drones militaires au-dessus de la Corée du Nord en 2024 afin de la provoquer.


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