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Alors que les accidents mortels continuent de se produire sur la route 155 entre Shawinigan et La Tuque, la mairesse de Grandes-Piles, comme plusieurs autres citoyens qui voient ces collisions se produire régulièrement, se demande comment rendre cette route plus sécuritaire.
La circulation a été arrêtée deux heures et ralentie pendant une grande partie de la journée de lundi après une collision frontale entre un camion poids lourd et un véhicule sur la route 155 dans le secteur de Trois-Rives.
Sur le long de la route 155, en route vers la Haute-Mauricie, les accidents mortels se multiplient depuis deux ans. Depuis le début du printemps, plusieurs autres collisions mortelles y ont été répertoriées.
La mairesse de Grandes-Piles, Caroline Clément, qui est également préfète de la MRC de Mékinac, constate une autre tragédie sur les routes de son secteur.

Caroline Clément est mairesse de Grandes-Piles et préfète de la MRC de Mékinac. (Photo d'archives)
Photo : Radio-Canada / Yoann Dénécé
Il y a de plus en plus de passants, il y a de plus en plus de camions [...] il y a de nouveaux développements, il y a des usines qui s'installent le long de la 155, donc ce qui arrive, c'est qu'il y a quand même plus de trafic, explique-t-elle en entrevue à l’émission Toujours le matin.
À un moment donné, c'est beau d'essayer de parler de la sécurité routière, de demander plus de polices pour faire du radar, mais, on le voit là, ça ne fonctionne pas tellement ces temps-ci, ajoute-t-elle.
Que ce soit de la vitesse, l’alcool au volant, la fatigue ou des manœuvres dangereuses, Mme Clément affirme qu’il faut que ça change.
Mais la mairesse concède que les municipalités et les MRC ont bien peu de leviers pour que la situation s’améliore. Elle croit que le ministère des Transports, qui devrait agir, n’a pas un portrait clair de la situation.
Ça fait quand même plusieurs fois qu'on interpelle le ministère des Transports pour qu'il analyse une fois de plus la 155, puis qu'il y ait des modifications apportées. On les a rencontrés en début de mandat, donc fin 2025, début 2026. Ils nous avaient informés qu'il y avait des études qui avaient été faites, mais, quand les études sont sorties, ça datait déjà de 2023, déplore-t-elle.

Les accidents sont nombreux sur la route 155 depuis deux ans. (Photo : 10 septembre 2026)
Photo : Radio-Canada / Martin Chabot
Parmi les solutions qui sont possibles, on trouve notamment l’élargissement de la route dans certains secteurs, ce qui nécessiterait des travaux majeurs de la part du ministère, selon Mme Clément.
Au niveau local, Mme Clément aimerait pouvoir baisser les limites de vitesse, ajouter des clignotants pour indiquer les intersections, afin de rendre les traversées à pied de la route 155 plus sécuritaires dans les villages, elle indique s’être butée à des enjeux règlementaires.

À l'été 2025, une collision impliquant des motocyclistes et un véhicule a eu lieu sur la route 155.
Photo : Radio-Canada / Éliane Doucet
Sur la route numérotée, faire des travaux, la municipalité ne peut pas. Habituellement c'est le ministère qui doit le faire. Sinon, la municipalité peut faire des demandes d'action sur la 155, mais souvent ça nous est refusé. Par exemple, de diminuer à 50 km/h, la dernière raison qu'on nous avait spécifiée, c'est que ça prendrait des trottoirs le long du village, sur une certaine distance. Mais pour faire des trottoirs, ça prend des études, ça ne veut pas dire que la diminution va être acceptée au niveau du ministère, ajoute-t-elle.
Elle estime que ces enjeux de sécurité de la route sont partagés entre Grandes-Piles, Trois-Rives et Saint-Roch-de-Mékinac.
D'après une entrevue à l'émission Toujours le matin


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