Il aurait pu s’appeler El-Chapo, du nom du baron de la drogue mexicain, dont l’évasion rocambolesque en 2015 a surpris la planète et inspiré le thème de ce jeu de société. On a préféré le nommer «Bandido», pour plus de sécurité. Depuis 2016, on peut dire que ce jeu coopératif, où il s’agit d’empêcher un malfrat de s’évader par des tunnels, a réussi sa sortie, lui. Plus d’un million d’exemplaires vendus dans le monde, selon Helvetiq, en comptant sa suite «Bandida». Tout simplement le best-seller de la maison d’édition suisse.
Pas mal pour un jeu né d’une rencontre quasi fortuite en 2014 à Copenhague entre le patron de l’éditeur, Hadi Barkat, et l’auteur danois Martin Nedergaard Andersen. A l’époque, ce dernier avait déjà remporté deux prix du meilleur jeu de l’année en 2007 et 2009 au Danemark, mais il n’était pas nécessairement connu à l’étranger. Côté suisse, Helvetiq pariait sur le format jeu de poche avec sa première gamme sous forme de boîte d’allumettes et se lançait à l’international avec une première participation au Salon du jouet de Nuremberg.


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