La visite était très attendue. Dix-huit ans après la venue de Benoît XVI, la capitale française se passionne ces jours pour la papamobile dans ses rues. Ce samedi, une messe géante accueille 600 000 fidèles sur la place de la Concorde et, au vu de la foule attendue, les Champs-Elysées qui la prolongent. Ce n’est pas sans une certaine gourmandise que les amateurs d’Histoire ont constaté que le grand rassemblement, point d’orgue de la visite parisienne du pontife, aura lieu sur la place dont le nom a été adopté en 1795 par le Directoire en signe d’apaisement. C’était juste après l’épisode révolutionnaire de la Terreur où, parmi les nombreuses têtes qui furent coupées figurent, aux côtés de Louis XVI, Marie-Antoinette et Robespierre, celles d’ecclésiastiques réfractaires.
La concorde n’est cependant pas totale. La polémique, quelques heures avant l’atterrissage de l’avion pontifical, concerne l’absence d’Emmanuel Macron aux offices célébrés par Léon XIV (il croisera par contre le chemin du pape à plusieurs autres occasions). «En n’assistant pas aux messes du pape, il dégrade l’image de notre pays», a ainsi déclaré le député du Rassemblement national de l’Yonne Julien Odoul. Marine Le Pen et Jordan Bardella se sont quant à eux empressés de faire savoir qu’ils seraient présents à la messe ce samedi. En 2023, le président avait assisté à la liturgie célébrée par le pape François à Marseille. «Ou il participe à toutes les cérémonies religieuses des différentes religions que nous avons dans notre pays, ou il ne participe à aucune», s’était ému le communiste Fabien Roussel.


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