La chute d'une bombe équatorienne du côté de la Colombie résulte d'un accident, affirme le ministre colombien de la Défense. La Colombie a découvert un engin explosif non déclenché sur son territoire et a accusé l'Equateur de l'avoir bombardé.
Le ministre colombien de la Défense a affirmé lundi que la chute d'une bombe équatorienne du côté colombien de la frontière résultait d'un accident, après que cette découverte a exacerbé les tensions entre les deux pays la semaine dernière. "Le bombardement ne visait pas la Colombie. Il s'agissait d'un fait accidentel", a assuré le ministre Pedro Sanchez sur X.
Esta es la explicación técnica de la comisión binacional integrada por Colombia y Ecuador, con participación del Brigadier General (FAC) Jorge Andrés Henao Bohórquez, en relación con una bomba de 250 kg empleada por la Fuerza Aérea Ecuatoriana en una operación militar el 3 de… https://t.co/w7UBKulowHpic.twitter.com/lQor2uCGxw
— Pedro Arnulfo Sanchez S. Orgullosamente Colombiano (@PedroSanchezCol) March 23, 2026
L'Équateur rejette les accusations de la Colombie
Dans un contexte de guerre commerciale entre les deux voisins sud-américains, la Colombie a découvert un engin explosif non déclenché sur son territoire et a accusé l'Equateur de l'avoir bombardé. Le président équatorien Daniel Noboa, en pleine offensive contre le narcotrafic, a rejeté ces accusations.
A la suite d'une enquête, le ministère colombien de la Défense a conclu que l'engin était initialement tombé en Equateur avant de rebondir accidentellement en Colombie. La bombe à chute libre de type MK, généralement fabriquée aux Etats-Unis et au Brésil, a été désamorcée par les forces militaires après sa découverte par des agriculteurs locaux.
Une campagne de bombardements anti-drogue
Quito mène, avec le soutien des Etats-Unis, une campagne de bombardements antidrogue de son côté de la frontière. Dans des déclarations à l'AFP, des paysans de la zone ont accusé l'armée équatorienne d'avoir bombardé leurs maisons et de les avoir torturés après les avoir accusés d'appartenir à la guérilla.
L'Equateur et la Colombie se sont engagés dans une guerre commerciale il y a quelques semaines, quand Daniel Noboa a imposé des droits de douane à la Colombie, reprochant à Gustavo Petro de ne pas en faire assez dans la lutte contre le trafic de drogue.
Les deux pays partagent une frontière d'environ 600 kilomètres, le long de laquelle circulent des guérillas colombiennes et des organisations criminelles impliquées dans le trafic de drogue et d'armes, la traite d'êtres humains, ainsi que dans l'exploitation minière illégale.


3 month_ago
63


























.jpg)






French (CA)