Métro-boulot-dodo. Le monde du travail est certes associé à ce cliché. Mais le cinéma a su nous en donner une autre image. En voici trois exemples à découvrir sur ICI Tou.tv Extra

Le plongeur, de Francis LeclercPhoto : Immina Films
Le plongeur : quand un jeune homme découvre le monde de la restauration
À la simple lecture du roman de Stéphane Larue, paru en 2016 et vite devenu un succès de librairie, cela était évident : on ne pouvait que se laisser emporter par l’énergie fébrile, maladive, se dégageant de ces pages relatant le sort d’un jeune homme étudiant en graphisme qui, dans le Montréal de 2002, se retrouve pris dans une spirale de dettes et de dépendance aux loteries vidéo. Rapidement, il n’aura plus le choix et devra accepter un petit boulot de plongeur dans un restaurant, ce qui lui fera découvrir un monde peut-être même encore plus poqué que lui. Dès les premières minutes du film qu’a tiré Francis Leclerc de ce roman en 2023, c’est d’ailleurs la même sensation qui prend à la gorge.
Dans les entrailles d’une cuisine, un montage ultraserré nous plonge dans l’ambiance d’un rush de service rugueux et vaguement malsain. Ça crie, ça tempête, ça bouscule…!

Le mirage, de Ricardo TrogiPhoto : Les films Séville
Le mirage : quand un homme qui a tout pour être heureux… ne l’est pas!
Patrick est marié, a deux enfants, est ami avec des gens riches, a une magnifique maison en banlieue et gère une franchise de magasins de sport. Tout va pour le mieux dans le meilleur des mondes? Non, car derrière les apparences, le bobo est à vif : sa femme (Julie Perreault) est en épuisement professionnel, leur couple tient par la peau des fesses, il fantasme sur la femme de son ami (Christine Beaulieu, que l’on découvrait au cinéma, et le toujours parfait Patrice Robitaille) et son magasin n’est plus rentable…
La crise existentielle de l’homo quebecus de banlieue… le sujet est peut-être éculé, mais le moins que l’on puisse dire, c’est que Le mirage, réalisé par Ricardo Trogi en 2015, sur un scénario de Louis Morissette (qui joue également Patrick), est une sacrée surprise.
Une surprise qui fait grincer des dents, soyons honnêtes, car le miroir qu’il tend à notre société n’a rien de tendre. Mais rien de complaisant non plus… (lire la suite)

J.A. Martin photographe, de Jean BeaudinPhoto : ONF
J.A. Martin photographe, de Jean Beaudin (1977) : quand un photographe tombe amoureux
Un photographe, après 15 années de périple estival solitaire dans le Québec rural, accepte pour une première fois que sa femme l’accompagne; J.A. Martin photographe est une formidable histoire d’amour et de passion partagée, comme le cinéma en compte peu… (lire la suite)


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