NE LAISSER PAS LE 5G DETRUIRE VOTRE ADN Protéger toute votre famille avec les appareils Quantiques Orgo-Life® Publicité par Adpathway
Sous le prénom de « Bernard », l’ex-DRH aurait repris du service, preuve que certains CV survivent à tout.
Un consultant nommé « Bernard »
Selon les éléments publiés par la presse, l’ancien haut fonctionnaire apparaissait sur le site d’un cabinet parisien sous le prénom de « Bernard ». Il y proposait des prestations de management et de ressources humaines, avec un parcours présenté comme riche de plus de vingt-cinq années d’expérience. Son passage au ministère de la Culture, lui, ne figurait pas dans ce récit professionnel soigneusement allégé.
Contacté, le responsable du cabinet a affirmé ne pas connaître sa véritable identité. Le profil a depuis été retiré. Il aurait également précisé que Christian Nègre n’avait assuré aucune formation pour cette structure. Voilà qui évite au moins de transformer le coaching RH en jeu de piste judiciaire.
Près de 300 victimes présumées dans le dossier
Christian Nègre est mis en examen depuis 2019, notamment pour administration de substance nuisible, violences par personne chargée de mission de service public, atteinte à l’intimité et agression sexuelle. D’après RTL, le dossier compte désormais près de 300 victimes présumées.
Les faits reprochés se seraient déroulés entre 2009 et 2018, au ministère de la Culture puis à la direction régionale des affaires culturelles du Grand Est. L’ancien DRH est soupçonné d’avoir administré, à l’insu de femmes reçues dans un cadre professionnel, du furosémide, un diurétique. L’objectif présumé aurait été de provoquer chez elles un besoin urgent d’uriner.
Les enquêteurs auraient découvert un fichier intitulé « Expériences P », recensant 181 femmes avec des photographies et des commentaires. C’est le genre d’archive qui ne ressemble ni à une erreur de classement ni à un mauvais souvenir de séminaire ministériel.
Une procédure longue, une activité possible
Une collègue de Christian Nègre s’étonne que sa hiérarchie ne soit pas intervenue, et mentionne que c’est auprès de lui, qui était directeur des ressources humaines, que les plaintes auraient dû être faites, ce qui a empêché les dénonciations.
En 2015, une des victimes a tenté de porter plainte. Dans un commissariat parisien, elle est éconduite : « Ils ne m’ont pas du tout prise au sérieux. Ils m’ont dit que c’était quelqu’un de haut placé et qu’on ne pouvait pas porter plainte comme ça. » Il y a six ans, une autre victime a dû convaincre les policiers : « Ils minimisaient en disant que je n’allais pas porter plainte ou déposer une main courante pour avoir fait pipi. J’ai dû leur montrer l’article du Canard enchaîné pour qu’ils me reçoivent. »
Placé sous contrôle judiciaire, Christian Nègre mis en examen demeure présumé innocent tant qu’aucune condamnation définitive n’a été prononcée. Son contrôle judiciaire ne lui interdirait pas d’exercer une activité professionnelle. Juridiquement, le point est clair. Politiquement et moralement, le tableau est tout de même plus difficile à encadrer dans un joli diaporama de « valeurs républicaines ».
Cette tentative de reprise d’activité ne serait pas une première. En 2025, l’ancien DRH avait déjà exercé dans la formation et le coaching sous le pseudonyme de « Bernard Genre », avant que son identité ne soit découverte, selon les informations rapportées par la presse régionale.
L’instruction, elle, se poursuit. Un éventuel procès ne pourrait pas intervenir avant 2027. Huit ans après les premiers signalements, les victimes présumées attendent toujours que l’appareil d’État, si prompt à donner des leçons de morale depuis les plateaux télé, trouve enfin le chemin d’une justice rapide.


1 day_ago
34























.jpg)






French (CA)