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Le nombre de demandeurs d’emploi inscrits en catégorie A s’élève désormais à 3 295 100 en France, selon les chiffres publiés ce mardi 28 avril.
Passer la publicité Passer la publicitéUn coin de ciel bleu au travers des nuages. Le nombre de chômeurs inscrits à France Travail en catégorie A recule de 1,2 % au premier trimestre 2026, rapporte ce mardi 28 avril le département des études du ministère du Travail, la Dares. Après une forte hausse au dernier trimestre 2025, c’est un petit répit qui semble se dessiner sur le marché de l’emploi.
La Dares va même plus loin. Depuis début 2025, le service statistique du ministère du Travail publie conjointement au nombre d’inscrits à France Travail une note rectificative pour intégrer les effets de la « loi plein-emploi », par laquelle les allocataires du RSA sont désormais automatiquement ajoutés. « Au premier trimestre 2026, il est estimé qu’en l’absence de ces modifications, sur le champ hors nouveaux publics, l’évolution trimestrielle du nombre moyen d’inscrits en catégorie A aurait été de -2,4% », avance l’organisme statistique.
Une embellie à confirmer
Sur un an (entre les premiers trimestres 2025 et 2026), l’évolution de demandeurs d’emploi en catégorie A reste stable si l’on retranche les effets de la « loi plein-emploi », avec une légère diminution de 0,2 % (- 4 000 inscrits), tout comme en catégorie A,B,C (- 8 000 inscrits). « Ce sont ces évolutions qui
reflètent le mieux la situation conjoncturelle sur le marché du travail », répète le service statistique du ministère.
Ce retournement de la courbe laisse présager une embellie sur le marché de l’emploi. Plus tôt en avril, une étude de l’Association pour l’emploi des cadres (Apec) menée auprès de plus de 8 000 entreprises montrait que les embauches de cols blancs devraient augmenter de 4 % d’ici la fin de l’année. Si l’organisation se montrait optimiste pour 2026, elle restait toutefois prudente sur ses prévisions. « Compte tenu du contexte géopolitique et de son impact potentiel, cette inflexion positive reste à confirmer », prévenait Laetitia Niaudeau, directrice générale de l’Apec. D’autant plus que l’enquête auprès des entreprises avait été menée du 12 novembre 2025 au 30 janvier 2026, soit un mois avant le début de la guerre en Iran.
Autre ombre au tableau, une étude publiée par France Travail la semaine dernière. Dans son enquête « Besoins en main-d’œuvre » dévoilée le 21 avril, l’opérateur de l’État ne recensait que 2,27 millions de projets d’embauche, soit 6,5 % de moins qu’en 2025. Soit le niveau le plus bas depuis 2018. Pour y voir plus clair, il faut maintenant attendre les chiffres du chômage au sens du BIT pour le premier trimestre 2026. Cet autre indicateur clé pour mesurer la vitalité du marché de l’emploi sera publié par l’Insee courant mai.


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