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« C'est le jour de la marmotte » : le favori de la course à la direction du Parti libéral du Québec (PLQ), Charles Milliard, a officialisé sa candidature lundi, annonçant du même souffle trois nouveaux appuis provenant de l'aile parlementaire de la formation politique.
M. Milliard, qui avait terminé en deuxième place derrière Pablo Rodriguez l'an dernier, a déposé son dossier en matinée dans les bureaux du PLQ à Québec. Il en a profité pour faire connaître trois nouveaux soutiens : ceux des députés Frantz Benjamin, Brigitte Garceau et Désirée McGraw, qui avaient tous appuyé M. Rodriguez en 2025.
Outre Charles Milliard, seul l'agriculteur Mario Roy, qui avait terminé en cinquième et dernière place l'an dernier, a indiqué qu'il entendait briguer la chefferie du PLQ. Et encore : sa candidature pourrait très bien être rejetée par le comité feu vert du parti en raison de la dette qu'il a accumulée l'an dernier et qu'il n'a toujours pas remboursée.
Questionné sur le sujet par la presse, lundi matin, M. Milliard a répondu que ce n'était pas à lui de décider qui va se présenter à la chefferie du PLQ.
Ce que je vous dirais, par contre, c'est que l'échéance électorale, elle est très rapide, alors je vais prendre tout le temps que les militants vont me donner pour bâtir l'équipe, faire un certain nombre de changements, recruter des nouveaux candidats et, évidemment, être prêt avec une belle plateforme électorale, a-t-il poursuivi.
Je n'ai pas de message pour M. Roy. C'est à lui à prendre des décisions. Je pense qu'il devrait prendre note, par contre, de l'importance et de la force du mouvement qui est derrière moi.
En anglais, M. Milliard a toutefois reconnu qu'un couronnement serait plus simple. Moi, j'ai déjà été testé dans une course comme candidat à la chefferie du PLQ, alors on verra si [on souhaite me retester], mais ce qui est certain, c'est que, dans tous les cas, je vais remporter cette course, a-t-il affirmé.
Mario Roy, pour sa part, doit lancer sa campagne mardi à Saint-Jules, en Beauce.
M. Milliard a déposé son bulletin de candidature au jour 1 de la course à la direction du PLQ. Cela dit, on savait depuis mardi dernier qu'il serait bel et bien sur la ligne de départ.
Cette course a été rendue nécessaire par la démission, quelques jours avant les Fêtes, de Pablo Rodriguez, emporté par la crise que traverse le PLQ depuis l'automne et pour laquelle de nombreuses enquêtes sont en cours, notamment à l'Unité permanente anticorruption (UPAC).
M. Rodriguez avait coiffé Charles Milliard au second tour avec 52,3 % des voix. Mario Roy, lui, avait été éliminé dès le premier tour, derrière Karl Blackburn et Marc Bélanger, qui ont tous deux indiqué dans les dernières semaines qu'ils passeraient leur tour cette fois-ci.
Les règles de la nouvelle course ont été annoncées lundi dernier. Elles prévoient entre autres qu'un responsable de la conformité et de l’éthique veillera au respect des règles financières qui encadrent la campagne.
Les candidats auront jusqu'au vendredi 13 février à 17 h pour se manifester. Ils devront, d'ici là, recueillir 750 signatures de membres en règle provenant d'au moins 70 comtés et de 12 régions. Un dépôt de 30 000 $ leur sera également exigé, dont 15 000 $ en dons déjà amassés.
Le gagnant de la course sera choisi le 14 mars, à moins, évidemment, que seule la candidature de Charles Milliard reçoive l'aval du comité feu vert du PLQ, auquel cas l'ex-président de la Fédération des chambres de commerce du Québec sera couronné dès le 13 février.
M. Milliard a jusqu'ici reçu l'appui de 10 des 13 députés libéraux habilités à se positionner dans le cadre de la course à la direction. Seuls Gregory Kelley, Marie-Claude Nichols et Michelle Setlakwe se laissent encore désirer. Les cinq autres députés du PLQ occupent des fonctions parlementaires qui les obligent à rester neutres.
Cette course débute avec une première phase de consultation qui vise à permettre aux associations de circonscription, aux conseils régionaux et aux commissions permanentes de rencontrer les candidats à la chefferie et de leur faire part de leurs préoccupations, idées, besoins.
Avec les informations de La Presse canadienne


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