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Le nouveau chef du Parti libéral du Québec, Charles Milliard, poursuit mercredi une tournée de l'Abitibi-Témiscamingue pour rencontrer des acteurs socio-économiques, mais aussi préparer la prochaine campagne électorale.
Accompagné du leader parlementaire André Fortin, le nouveau chef s’est notamment arrêté à Rouyn-Noranda, où il a pu discuter du dossier de la Fonderie Horne avec des dirigeants, mais aussi avec des employés.
Charles Milliard se dit encouragé par les positions récentes de la Ville de Rouyn-Noranda, qui ont permis à ses yeux de faire avancer le dossier.
Je veux saluer ce matin le courage, puis la vivacité, je dirais, du maire Chapadeau, d’avoir pris des positions claires. Je pense qu’on peut rallier beaucoup de gens, mais aussi peut-être délier certaines langues. On a rencontré des employés, des gens d’ici qui vont à l’épicerie, qui ont des enfants à l’école aussi, qui se sentent un peu plus légitimés par rapport à tout ce qui s’est passé dans les dernières années. La Fonderie a des devoirs à faire aussi, ce n’est pas juste au gouvernement, a-t-il dit sur nos ondes.

Le 9 février, le conseil municipal de Rouyn-Noranda s’est rangé en faveur de la proposition du gouvernement du Québec d’accorder à Glencore sept ans de prévisibilité réglementaire et 18 mois supplémentaires pour abaisser ses émissions à 15 nanogrammes d’arsenic par mètre cube d’air en échange d’investissements. (Photo d’archives)
PHOTO: Radio-Canada / Jean-Michel Cotnoir
Par ailleurs, les libéraux promettent d’avoir des mesures précises à proposer pour s’attaquer au déséquilibre existant entre la richesse produite par la région et les services qui y sont offerts.
André Fortin a d’ailleurs salué la récente sortie du député Pierre Dufour à l’Assemblée nationale sur les redevances minières.
Disons que ça n’a pas porté fruit autant qu’on l’aurait souhaité, mais juste de relancer ce débat-là, de s’assurer qu’on parle de l’Abitibi à Québec, on en parle dans les instances du gouvernement. Souvent, les gens en région ici et c’est la même chose chez nous, ont l’impression qu’on est loin et qu’on ne parle pas des enjeux. Juste ça, ça a permis de relancer le débat. Ce qu’on entend dans la région depuis hier, on peut tous débattre du montant, mais le concept comme tel est important, a expliqué André Fortin.


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