NE LAISSER PAS LE 5G DETRUIRE VOTRE ADN Protéger toute votre famille avec les appareils Quantiques Orgo-Life® Publicité par Adpathway
La guerre en Ukraine est aussi une guerre d'image. Les forces ukrainiennes l'ont parfaitement compris, au point de développer et de partager un tout nouveau genre de contenu sur les réseaux sociaux: des vidéos de drones kamikazes poursuivant des militaires russes, jusqu'à leur mort.
Depuis plus d'un an, ce type de vidéos pullule sur les réseaux. Filmés directement par le drone kamikaze, ces enregistrements le montrent naviguant au-dessus des zones de combat, avant de repérer puis de fondre sur une cible –un soldat russe, souvent à pied, parfois à moto. La vidéo s'arrête juste avant l'explosion, avec comme dernière image un gros plan du visage du militaire, terrifié.
NEWSLETTER
Recevez le meilleur de Slate directement dans votre boîte mail.
Derrière la diffusion de ces vidéos se trouve un certain Robert Brovdi, chef des forces de drones ukrainiennes et fondateur des «Oiseaux de Magyar», la 414ᵉ brigade de véhicules aériens sans pilote, rapporte le Guardian. Un pionnier du genre. Ce type de vidéos a même désormais un nom: les «yoblyks», un mot-valise combinant la racine ukrainienne du mot «fuck» avec un diminutif affectueux.
La machine communicationnelle est bien huilée: chaque matin, un monteur militaire de l'unité visionne des extraits de combats enregistrés la veille, fait une sélection puis se lance dans le montage d'une compilation d'environ deux minutes, avec en fond une musique énergique. Des versions plus longues existent également en ligne, dans la catégorie les «Yoblyks de la semaine».
Démoraliser et déshumaniser
Déshumanisant pour certains, essentiel pour d'autres, ce type de contenu divise. En Ukraine, il fait pourtant la quasi-unanimité, et beaucoup estiment qu'il montre aux Russes le sort qui les attend en participant à l'invasion voulue par Poutine.
C'est d'ailleurs là l'un des objectifs de cette unité: démoraliser les Russes, en leur révélant le véritable coût de la guerre. En Russie, la réalité désastreuse de l'«opération spéciale» est dissimulée, les chiffres des soldats tués étouffés, et ces vidéos sanglantes sont parfois les seules informations dont disposent les familles pour comprendre la vie de leurs proches sur le front.
Pour les Oiseaux de Magyar, ces vidéos montrent également à quel point les Russes envoyés au front, notamment ceux enrôlés récemment, sont mal préparés. Certains ne se cachent même pas face aux drones. D'autres tentent désespérément de survivre à l'attaque. Ils lancent par exemple des bâtons sur l'engin kamikaze ou trébuchent en courant.
Les Oiseaux de Magyar ne laissent place à aucun scrupule, rapporte le média britannique. «Il est important que notre peuple dise que nous ne nous contentons pas de survivre. Nous devons montrer que nous avançons et que nous ripostons avec force à l'ennemi», explique l'un d'entre eux. Et pour ça, l'humour noir serait une clé. «Nous avons un dicton: le rire tue la peur. Notre mission principale est de rire de nos ennemis et de les dépeindre comme impuissants. Cela remonte le moral de nos troupes.»





























.jpg)






French (CA)