NE LAISSER PAS LE 5G DETRUIRE VOTRE ADN Protéger toute votre famille avec les appareils Quantiques Orgo-Life® Publicité par Adpathway
Le régulateur public de l’audiovisuel a annoncé que les horaires de nuit ne seront plus pris en compte dans le dénombrement des temps de parole des personnalités politiques.
Par Maxime Dhuin avec AFP

JEAN-MARC BARRERE / Hans Lucas via AFP
Cette décision de l’Arcom sur les temps de parole ne va pas faire les affaires de CNews, peu avant la présidentielle. (photo d’illustration)
C’est une pratique qui avait valu à CNews des critiques de l’ONG Reporters sans frontières (RSF). Les chaînes de télévision et les radios ne pourront plus utiliser les horaires de nuit pour équilibrer le temps de parole des politiques, a décidé le régulateur de l’audiovisuel, l’Arcom, à neuf mois de l’élection présidentielle.
« Le collège de l’Arcom a décidé […] de ne plus tenir compte des prises de parole des personnalités politiques diffusées la nuit », a annoncé le régulateur dans un communiqué repris ce jeudi 9 juillet par l’AFP et Télérama. Cette décision s’appliquera à partir du 1er octobre. La plage horaire concernée est celle qui va de minuit à 05h59 du matin, où les audiences sont très faibles.
Radios et télés transmettent chaque mois les relevés des temps de parole des politiques à l’Arcom, qui les contrôle a posteriori pour s’assurer d’une « équité entre les formations ».
CNews accusée de reléguer la parole de gauche la nuit
Fin novembre, RSF avait accusé la chaîne de télévision CNews de contourner les règles en reléguant les responsables de gauche la nuit et en offrant les meilleurs temps d’antenne, soit les tranches 7h-10h et 18h-21h, à des responsables d’extrême droite. L’ONG s’appuyait sur des données chiffrées sur mars 2025 et avait accusé de « triche » le média de la Bollosphère.
Dans la foulée, l’Arcom avait annoncé n’avoir pas constaté de manquement au pluralisme sur la chaîne pendant la période visée. Le gendarme de l’audiovisuel avait ensuite été contredit par Libération, dont les journalistes du service « Check News » spécialisés dans la vérification des informations avaient épluché quelque 750 heures de la chaîne, concluant qu’elle « favorise bien la droite et l’extrême droite sur son antenne ».
Mi-juin, l’Arcom a tout de même mis CNews en demeure de respecter davantage la diversité « des courants de pensée et d’opinion », champ plus large que celui des temps de parole.
Un « bouleversement » pour les chaînes
Le gendarme de l’audiovisuel a aussi ciblé le groupe public Radio France, début juin, pour avoir sous-représenté en journée le Rassemblement national (RN). Sur la période janvier-mars, qui englobait les municipales, près de 60 % du temps de parole accordé aux représentants du parti d’extrême droite sur France Inter avaient été diffusés entre minuit et 5h59, et plus de 70 % sur France Info. Radio France avait plaidé « l’erreur technique ».
La décision de ne plus comptabiliser les temps de parole la nuit a été saluée par le directeur général de RSF, Thibaut Bruttin, auprès de l’AFP. « L’Arcom met un terme à une politique de régulation qui avait été largement dévoyée par les éditeurs, au premier rang desquels CNews », a-t-il réagi avant d’ajouter : « RSF salue un choix qui précise les contours du contrôle du pluralisme dans la perspective de l’élection présidentielle ».
Cette décision est « un bouleversement qui devrait donner du fil à retordre aux médias puisqu’ils n’auront plus que dix-huit heures par jour pour se conformer à la loi », note Télérama. L’Arcom, quant à elle, insiste sur sa volonté d’accompagner les médias au mieux. Dans son communiqué, le régulateur dit vouloir travailler « en concertation avec les éditeurs à l’adaptation de son contrôle des temps de parole, afin que leur capacité à accueillir les personnalités politiques et à faire vivre le débat politique ne soit pas affectée ».


6 hour_ago
16



























.jpg)






French (CA)