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Rappelez-vous, le 6 août 2012, le rover Curiosity de la Nasa se posait sur Mars, plus précisément à l'intérieur du cratère Gale. Depuis, grâce à son générateur thermoélectrique à radio-isotope, il continue à fouiller le paysage martien en fournissant aussi bien des images pour les planétologues s'appuyant sur la planétologie comparée que des données sur les minéraux et les molécules présentes dans son environnement.
Ce que Curiosity nous apprend sur la formation du sol de Mars
Dans le cratère Gale, le rover Curiosity continue de nous apporter des informations sur la géologie de Mars, sur son environnement passé et notamment sur la présence d’eau.... Lire la suite
Les chercheurs peuvent en effet utiliser leurs connaissances de la géochimie, de la minéralogie, de la sédimentologie et plus généralement des géosciences pour tenter de décrypter les secrets de Mars, en supposant que des processus similaires à ceux de notre Planète Miracle s'y soient déroulés.
Les planétologues martiens pensent donc que de l'eau coulait indiscutablement à la surface de Mars pendant le Noachien (du nom de Noachis Terra) - selon la terminologie proposée pour décrire l'une des trois époques distinctes de l'histoire géologique de la Planète rouge.
Une présentation du cratère Gale sur Mars. Pour obtenir une traduction en français assez fidèle, cliquez sur le rectangle blanc en bas à droite. Les sous-titres en anglais devraient alors apparaître. Cliquez ensuite sur l'écrou à droite du rectangle, puis sur « Sous-titres » et enfin sur « Traduire automatiquement ». Choisissez « Français ». © Nasa, Jet Propulsion Laboratory (JPL)
Un cratère pour étudier l'habitabilité passée de Mars
Le Noachien correspond aux terrains les plus anciens depuis la formation de la planète, remontant à plus de 3,7 milliards d'années selon l'échelle de Hartmann & Neukum et qui va se terminer avec le Grand bombardement tardif. Lui succédera l'époque appelée Hespérien, il y a entre 3,7 et 3,2 milliards d'années (mais entre 3,5 et 1,8 milliard d'années selon une autre échelle), qui marque le début d'un refroidissement et d'un assèchement notable de Mars. Depuis, nous sommes dans l'ère de l'Amazonien.
Le site idéal pour enfin comprendre l’origine de la vie et l'exobiologie sans se perdre
L'origine et la place de la vie dans l'Univers sont parmi les questions les plus profondes qu'Homo sapiens se pose depuis des millénaires. Depuis un peu moins d'un siècle, des réponses partielles ont été apportées de façon scientifique dans le cadre d'une nouvelle science : l'exobiologie. Un groupe de chercheurs français dans ce vaste domaine a mis en ligne des cours accessibles sur cette science que renouvelle l'étude des exoplanètes, mais tout de même destinés à un public cultivé.... Lire la suite
Si de la vie a existé sur Mars, les exobiologistes ont donc plus de chance de la trouver sous forme fossilisée dans les strates les plus anciennes de Mars, donc celles datant plutôt du Noachien ou du début de l'Hespérien. Ce type de couche peut être étudié par le rover Curiosity puisque celui-ci se trouve dans le cratère Gale, qui a été creusé par un astéroïde il y aurait entre 3,8 à 3,5 milliards d'années.
Le rover Curiosity de la Nasa découvre un champ de polygones martiens. Dans un panorama à 360 degrés réalisé les 19 et 20 juin, lors des 4 930e et 4 931e jours martiens, ou sols, de la mission, les polygones s’étendent dans toutes les directions, aussi loin que le rover peut voir. © Nasa, JPL-Caltech, MSSS
De la planétologie comparée
La Nasa fait savoir aujourd'hui, dans un communiqué, qu'alors que Curiosity remontait une vallée martienne surnommée « Valle Grande », il a transmis des images d'un paysage exhibant des textures en nid-d'abeilles formées de fractures polygonales, chacune mesurant environ 4 à 8 centimètres de diamètre. Ce n'est pas la première fois que l'on découvre ce genre de textures, mais jamais sur une étendue comparable à celle découverte dans Valle Grande.
Ce rover de la Nasa vient d’envoyer l’une des plus belles images jamais prises sur Mars
Depuis les flancs du mont Sharp, sur Mars, le rover Curiosity a capturé un panorama saisissant où les lumières du matin et de l’après-midi se répondent. Derrière ces couleurs se cache un paysage clé pour comprendre l’histoire de l’eau sur la Planète rouge.... Lire la suite
« Nous avons découvert de nombreux paysages fascinants à travers les yeux de Curiosity, mais cette mer de polygones nous a coupé le souffle... Nous avons soigneusement mesuré leurs formes et analysé leur composition chimique. Nous espérons que ces données contiennent des indices permettant de comprendre comment ces structures se sont formées », explique dans le communiqué Ashwin Vasavada, responsable scientifique de la mission au Jet Propulsion Laboratory de la Nasa, en Californie du Sud.
Un gros plan sur les fractures polygonales découvertes par le rover martien Curiosity, qui recouvrent même les flancs d’une butte voisine surnommée « Miraflores », haute de 6 mètres et coiffée d’une épaisse couche de sable. © Nasa, JPL-Caltech, MSSS
Sur Terre, ces textures en nid-d'abeilles sont bien connues des sédimentologistes qui les appellent des fentes ou des polygones de dessiccation. Ordinairement et comme leur nom le laisse deviner, des polygones de dessiccation se forment à partir de fissures dans de la boue desséchée qui se rétracte alors et craquèle.
Toutefois et toujours sur notre Planète bleue, les géologues savent que ces textures peuvent également être issues de cycles répétés de réchauffement et de refroidissement, ou encore la compression des sédiments, qui aurait expulsé l'eau lorsque ceux-ci ont été enfouis sous la surface.


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