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ENTRETIEN - Candidat emblématique de la saison tournée durant le printemps 2025 aux Philippines, le père de famille de 43 ans a rejoint la résidence du jury final à l’issue du conseil du 19e jour.
Ulrich dans « Koh-Lanta », c’est un colosse de 43 ans exigeant et dur au mal, ce sont des punchlines dignes des grandes heures de Moundir et c’est surtout un aventurier ambitieux qui ne transige pas, quitte à manquer parfois de diplomatie. Ce père de deux filles, conducteur de car de tourisme de métier, a marqué de son empreinte cette édition des « Reliques du destin » jusqu’à sa sortie au soir du 19e jour de l’aventure tournée il y a un an aux Philippines.
Membre de l’équipe des Jaunes de Kalao, Ulrich a défendu les siens lors de la rencontre des ambassadeurs, aux côtés de Jade, mais a fait les frais du premier conseil de la tribu réunifiée. À égalité de voix contre lui face à Antonin, son sort s’est joué à la boule noire, celle qu’il s’était juré de ne pas tirer 24 heures plus tôt. Dans l’antre du destin, il a obtenu un collier d’immunité qu’il a cédé à Jade, avant de s’en aller.
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LE FIGARO. - Avez-vous découvert des choses dans les épisodes de « Koh-Lanta » que vous ne soupçonniez pas durant l’aventure ?
Ulrich. - Sur place, je savais à peu près qui aimait qui, qui n’aimait pas qui, qui parlait sur qui, etc. Je n’ai pas découvert grand-chose au niveau des affinités. Par contre, je ne me doutais pas que je renverrais cette image-là de moi, même si je l’accepte et que je l’assume. J’ai découvert la résonance que pouvaient donner les réseaux sociaux de chaque épisode de « Koh-Lanta ».
Il y a une marge entre le ressenti que vous avez pu avoir durant le tournage et celui des téléspectateurs...
Nous étions dans notre bulle aux Philippines, nous n’étions pas dans le monde des réseaux sociaux. Nous étions nous-mêmes, nous nous entendions bien et nous ne vivions pas les choses comme elles sont interprétées sur Internet. Le mot « misogynie » qui revient régulièrement pour me qualifier, il n’existait pas entre nous. Nous étions ensemble, ce problème n’existait pas...
Pour preuve, vous offrez votre collier d’immunité à Jade avant de quitter le jeu...
J’étais au maximum de ma misogynie là ! (Rires.) Plus sérieusement, toutes ces accusations sont un petit peu ridicules et je préfère encore en rigoler plutôt que d’essayer de me justifier. Si des gens veulent le croire, cela ne me dérange pas plus que ça. Je sais que je ne le suis pas et cela ne m’atteint pas.
« Les gens qui disent du mal sur les réseaux sociaux sont une minorité et m’indiffèrent »
Ulrich, candidat de « Koh-Lanta, les reliques du destin »Ce qui est une réalité, c’est votre franc-parler. Comment avez-vous vécu la remarque de Daniel après une épreuve qui vous a dit que vous étiez « balèze de la voix et de la langue » ?
Cela m’a fait rire parce qu’il n’était pas du genre à beaucoup d’exprimer. D’habitude, il restait dans son coin. Mais il n’y avait rien de méchant de sa part, il y avait un peu d’ego dans sa réaction. À force de les piquer, ça les a réveillés et c’était le but. Nous n’étions pas dans le monde de Oui-Oui, j’aimais bien les taquiner pendant les épreuves pour susciter des réactions.
Aviez-vous prévu de refréner votre franc-parler avant de vous rendre sur le tournage aux Philippines ?
Non, je dis ce que je pense sans volonté d’être méchant et en apportant des arguments. Les gens apprécient cette honnêteté. Ce n’est jamais gratuit. Mais je peux comprendre qu’on me fasse remarquer que je ne mets pas suffisamment les formes même si, dans le fond, j’ai raison. Tout le monde avait bien compris et c’est pour ça que les aventuriers m’appréciaient. C’est aussi pour ça que mon nom n’avait jamais été mis lors d’un conseil et que je n’étais même pas dans les discussions stratégiques.
Dans votre différend avec Clémence , il vous a manqué la forme...
Exactement. Cette discussion avec Clémence après notre défaite à une épreuve est arrivée alors qu’il y avait déjà eu quelques petits accrochages entre nous. C’étaient de légers désaccords et je m’étais dit que c’était peut-être générationnel. J’ai 44 ans et elle en a vingt de moins, certaines remarques ou attitudes n’étaient pas forcément bien comprises d’un côté comme de l’autre.
Et il y a eu ce débat sur la répartition de la nourriture entre les hommes et les femmes qui n’était pas une première dans « Koh-Lanta »...
Lorsque nous avions parlé de ce sujet ce soir-là, il n’y avait aucun problème. C’était Nora d’ailleurs qui avait fait la remarque et je n’avais fait qu’acquiescer. Mon propos n’était pas de dire que les hommes devaient manger plus que les femmes mais que ceux qui ressentent le plus de besoins nutritionnels mangent davantage. C’est l’incompréhension des téléspectateurs qui en a fait un problème.
Est-ce qu’on arrive à penser, sur l’instant, de l’impact que pourrait avoir chaque propos et de chaque attitude lors de la diffusion de « Koh-Lanta » sur TF1 ?
Non, personnellement je n’y ai jamais pensé. Je ne me suis pas pris la tête. Avant de partir, mon frère m’avait demandé si je n’avais pas peur de ce que les gens allaient pouvoir penser de moi. Et je n’avais aucune crainte parce que je sais que je suis un mec cool et gentil. On n’allait pas pouvoir me faire dire autre chose que ce que je pense. Les gens qui disent du mal sur les réseaux sociaux sont une minorité et m’indiffèrent. Dans la rue, je ne croise que des gens qui me font des compliments et m’apprécient.
« Moundir, c’était Barack Obama »
Ulrich, candidat de « Koh-Lanta, les reliques du destin »Quel avait été le déclic de votre première inscription au casting de « Koh-Lanta » ?
Au total, j’ai postulé à quatre reprises. La première fois, c’était en 2008 mais le véritable déclic, c’était Moundir en 2003. Quand je le voyais à la télé, je le trouvais incroyable. Il m’est aussi arrivé de le croiser de temps en temps à Paris, les gens allaient le féliciter et lui serrer la main. C’était dingue. Pour moi Moundir, c’était Barack Obama ! (Rires.) J’adorais le concept de l’émission mais je pensais que je ne serais jamais pris, que ça ne pouvait pas m’arriver. Et ça a fini par marcher.
Arrivez-vous à comprendre pourquoi cela a fonctionné à votre quatrième tentative et pas aux précédentes ?
À chaque fois que j’ai postulé, j’ai toujours été appelé mais je n’allais pas jusqu’au bout de la sélection. Cela me montrait que mon profil ne les laissait pas indifférent. Cette fois-ci, toutes les planètes étaient alignées. Il n’y a pas de règles particulières, dans un casting ils ont besoin de certains profils. C’est comme dans une équipe de football, on ne prend pas que des Kylian Mbappé, il faut aussi des défenseurs et des milieux de terrain. C’est un ensemble complémentaire.
Comment vous êtes-vous préparé avant de vous rendre sur le tournage ?
Sportivement, je m’entraîne toute l’année donc je n’ai pas eu à me préparer davantage. Nous sommes prévenus au dernier moment, deux ou trois semaines avant de partir. Donc c’est plus mental qu’autre chose. Je ne me suis pas entraîné à faire du feu non plus, je laisse ça aux autres. (Rires.)
Dans votre portrait, vous déclarez que votre vie vous a confronté à des épreuves compliquées et que celles de « Koh-Lanta » ne vous faisaient pas peur...
J’élève seul mes enfants depuis que ma deuxième fille est bébé. Je ne me plains pas mais c’était compliqué au début. Cette période où il fallait gérer les biberons, les tétines et les déplacements avec la poussette. Je me rappelle m’être senti parfois un peu perdu. Les enfants, c’est le bonheur qui donne du sens à votre vie. Pour moi « Koh-Lanta », c’est une chance de pouvoir y participer, c’est un jeu que des milliers de gens rêvent de faire donc j’y suis allé à fond avec l’envie de tout donner. Et sans aucune peur.
Comment réagissent vos filles en vous voyant dans les épisodes de « Koh-Lanta » ?
Elles sont super contentes. La petite n’arrête pas de répéter à tout le monde que son papa fait « Koh-Lanta ». Et la grande est devenue la petite star de son école, c’est plutôt cool. Elles ne sont pas amenées à être choquées par quoi que ce soit parce qu’elles me connaissent très bien. Elles n’ont pas attendu « Koh-Lanta » pour savoir qui était leur père.
« Zakariya est quelqu’un que j’aimais vraiment, il avait un capital sympathie, on avait envie de le prendre dans ses bras comme un Labubu »
Ulrich, candidat de « Koh-Lanta, les reliques du destin »Comment aviez-vous appréhendé ce premier conseil de la tribu réunifiée ?
Nous étions tous dans le dur. En dehors de Daniel qui avait gagné l’épreuve d’immunité, tous les noms étaient sortis avant de nous rendre au conseil. Nous étions dans une sorte de « no man’s land », nous ne savions pas trop où nous allions et qui allait être mangé. Cela s’est joué à rien. Sans trop savoir pourquoi, j’ai eu un mauvais pressentiment quelques instants avant de me rendre au conseil. C’est « Koh-Lanta », parfois les choses nous échappent, même si nous avons les capacités pour aller plus loin.
Dans quel état d’esprit étiez-vous en rejoignant la résidence du jury final ?
J’en voulais franchement à Zakariya d’avoir voté contre moi. Je n’ai aucun souci avec le fait qu’on puisse m’aimer ou me détester. Je suis quelqu’un d’entier, que je t’apprécie ou non, je vais te le dire droit dans les yeux. Comme cela a pu être le cas avec Clémence. Zakariya est quelqu’un que j’aimais vraiment, il avait un capital sympathie, on avait envie de le prendre dans ses bras comme un Labubu. Cela m’a vraiment fait mal au cœur qu’il vote contre moi.
Après votre départ du conseil, Denis Brogniart a annoncé la mise en place de nouvelles reliques dans l’antre du destin. Étiez-vous informé de celle permettant au dernier éliminé de participer à un duel de repêchage ?
Non, je ne le savais absolument pas et j’étais content de ne pas l’avoir su. Je suis parti en me disant que la seule manière de revenir dans le jeu était que quelqu’un se blesse.


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