Les papes se suivent et ne se ressemblent pas. Jean-Paul II était, quoi qu’on en pense, un prélat très politique; Polonais, il avait vu à l’œuvre le matérialisme communiste contre lequel il a lutté sans relâche. Lui a succédé l’ineffable Benoit XVI, un très Saint-Père, grand théologien animé d’une piété qu’il faisait rayonner au travers de son seul regard. Rien de politique en lui, presque rien de terrestre oserait-on dire. Puis ce fut François, un pape jésuite qui ancrait sa foi dans l’action concrète. De par son origine sud-américaine, là où est apparue la Théologie de la libération, il affirmait que l’église doit se tenir du côté des pauvres et lutter contre les injustices sociales. Enfin, l’actuel Léon XIV, né aux Etats-Unis, mais naturalisé Péruvien, montre une sensibilité proche du précédent si ce n’est que son appartenance à l’Ordre de Saint-Augustin, spirituel et communautaire, diverge de la doctrine très séculière des jésuites.
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Publié le 10 mai 2026 à 11:11. / Modifié le 10 mai 2026 à 16:51. 3 min.
La chronique de Marie-Hélène Miauton
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