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«Ce qu’il se passe sur Radio Nova est inquiétant» : Alexandre Devecchio réagit au sketch polémique de Pierre Metzger

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Publié le 05/11/2026 à 17h06, mis à jour le 05/11/2026 à 17h22

Alexandre Devecchio dans «Le Buzz TV», jeudi 5 novembre 2026.

Alexandre Devecchio dans «Le Buzz TV», jeudi 5 novembre 2026. Capture d'écran/Figaro TV

VIDÉO - Invité du «Buzz TV», le rédacteur en chef des pages débats du Figaro commente la convocation de l’humoriste de la radio par la police après avoir appelé à s’en prendre à Vincent Bolloré et Bernard Arnault.

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Émeutes de 2005, l’autre histoire. Le témoignage des victimes oubliées. C’est le titre du documentaire imaginé par Alexandre Devecchio, rédacteur en chef des pages débats du Figaro, diffusé ce jeudi soir à 22 heures sur Le Figaro TV. Inspiré de son livre Nous vivions côte à côte (Fayard), il rend hommage à trois personnes tuées à l’époque des émeutes de 2005, survenues après la mort des deux adolescents Zyed Benna et Bouna Traoré, électrocutés dans un transformateur électrique de Clichy-sous-Bois.

Invité du «Buzz TV», Alexandre Devecchio raconte les souvenirs qu’il garde de cette crise : « Je n’habitais pas directement dans une cité, mais à quelques pas. Il y avait une atmosphère, l’odeur des voitures brûlées, les barrages, les hélicoptères qui tournaient la nuit». Dans ce documentaire, il évoque notamment Jean-Claude Irvoas, mort sous les coups de quatre jeunes alors qu’il tentait de prendre des photos dans une cité de Seine-Saint-Denis. «J’ai voulu faire entendre la parole de ceux qui sont à mes yeux les vraies victimes des émeutes, c’est-à-dire les victimes des émeutiers (…) J’aurais aimé qu’on leur donne la parole et qu’on ait leur regard sur ces événements», explique-t-il.

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Alors que la France traverse depuis plusieurs semaines de nouvelles vagues de manifestations, Alexandre Devecchio y voit certaines différences avec les émeutes de 2005. «C’était circonscrit aux banlieues. Aujourd’hui, une partie de ces habitants des cités ne brûle pas simplement dans la banlieue, arrive dans le centre-ville des grandes villes (…) On voit malheureusement que cette violence se propage un peu partout, y compris dans la capitale.»

À lire aussi « Esprits libres » : retour sur les émeutes de 2005 à 2026

Récemment, Édouard Philippe a affirmé qu’un «un nombre important de jeunes Français issus de l’immigration» avaient participé aux pillages du 17 octobre. Des déclarations que soutient Alexandre Devecchio : «Je n’ai pas vu un discours racialiste. Il ne parle pas de couleur de peau. C’est un constat que beaucoup partagent. Il parle de problème d’intégration, c’est vrai ce sont des Français, parfois de la troisième génération (…) Je pense que dans ces émeutes, ce n’est pas le facteur principal, mais il y avait sans doute une part de ressentiment contre la France.» 

« Ce n’est pas de l’humour »

Quelques jours avant les mobilisations du 17 octobre, Pierre Metzger, humoriste de Radio Nova, avait appelé dans l’un de ses sketchs à s’en prendre violemment aux milliardaires Bernard Arnault et Vincent Bolloré, en divulguant leurs adresses personnelles. Le chroniqueur, qui a reçu une convocation de la police le 29 octobre, est visé par une enquête pour «provocation publique et directe non suivie d’effet à commettre un crime ou un délit» et «divulgation d’informations personnelles permettant d’identifier ou de localiser une personne et exposant à un risque direct d’atteinte à la personne ou aux biens».

«Ça s’appelle de la délation. Je pense que ce n’est pas de l’humour», réagi le présentateur d’«Esprits libres» sur Le Figaro TV. «On parle d’une adresse privée dans un contexte où il y a des tensions, des violences. Ça interroge aussi sur ce qu’est Radio Nova (…)Je ne suis pas du tout pour la fermeture des chaînes mais je trouve qu’il y a parfois un deux poids, deux mesures dans le paysage médiatique. Je trouve que c’est inquiétant ce qui se passe sur Radio Nova», conclut Alexandre Devecchio.

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