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DÉCRYPTAGE - Après quatre-vingt-dix ans d’une appellation trompeuse, le syndrome des ovaires polykystiques (SOPK), la maladie hormonale la plus fréquente chez les femmes en âge de procréer, vient d’être officiellement rebaptisé.
Le 12 mai 2026, à Prague, lors du Congrès européen d’endocrinologie, le syndrome des ovaires polykystiques (SOPK) a officiellement changé de nom. Cette pathologie qui touche 10% des femmes s’appelle désormais SOMP – pour Syndrome ovarien métabolique polyendocrinien (ou PMOS en anglais). Cette décision, publiée dans The Lancet, est l’aboutissement de quatorze ans de travail scientifique international mobilisant plus de cinquante sociétés savantes et 22.000 réponses à une enquête mondiale impliquant patients et professionnels de santé. « C’était quelque chose d’attendu par tous les professionnels de santé, mais aussi et surtout par les patients, depuis que l’on sait que le syndrome des ovaires polykystiques n’est pas un problème de kystes », indique le Dr Maëliss Peigné, chef de service de Médecine de la Reproduction et Préservation de la fertilité à l’hôpital Jean-Verdier (AP-HP) et membre du comité scientifique de l’association SOPK.
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