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Ce conducteur de RER accusé de viols sur ses filles dans la capitale spirituelle de Bretagne

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Un père de famille de Châtenay-Malabry (Hauts-de-Seine) a été mis en examen pour « viols » et « agressions sexuelles » répétés sur ses filles à Sainte-Anne-d’Auray (Morbihan).

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Un chauffeur de RER B est accusé de viols sur ses filles à Sainte-Anne-d’Auray. Il a été placé sous bracelet électronique. ©Illustration/ actu Paris

Par Florian Tiercin Publié le 5 sept. 2026 à 13h51

La chambre de l’instruction de la cour d’appel de Rennes (Ille-et-Vilaine) a remis en liberté sous bracelet électronique, ce vendredi 4 septembre 2026, un père de famille de Châtenay-Malabry (Hauts-de-Seine) mis en examen pour « viols » et « agressions sexuelles » sur ses filles à Sainte-Anne-d’Auray (Morbihan).

Dénoncé par sa femme

L’homme avait en fait été dénoncé par sa femme en janvier 2026 après que sa fille aînée – âgée de 16 ans – s’était confiée à elle sur des « cauchemars » qu’elle faisait « entre 10 et 13 ans » : elle se réveillait en sentant son père « sur elle » et avec les mains « autour de son cou » et sentait une « pénétration ». Le lendemain matin, elle ressentait des « douleurs dans le bas-ventre » et avait « perdu du sang » mais n’avait « aucun souvenir » de ce qui s’était réellement passé.

Attouchements son autre fille

Sa sœur de 11 ans – qui était à l’époque hospitalisée en psychiatrie pour des « idées suicidaires » et des « scarifications » – avait elle aussi décrit des « attouchements » : son père avait « déjà essayé de l’embrasser » vers « 6-8 ans » et l’avait « caressée » sur les « parties intimes » lorsqu’ils « regardaient la télé » en l’absence de sa mère.

Lors d’un séjour chez ses grands-parents en mai 2024, elle s’était aussi réveillée avec des « douleurs dans l’anus » après avoir dormi « en cuillère » avec son père. Celui-ci était enfin mis en cause par sa plus jeune fille pour lui avoir « enfoncé un doigt dans la zézette » quand elle prenait son bain.

Le mis en cause nie les faits

Au bout du compte, les enfants avaient confié avoir « peur » de leur père, d’autant qu’il serait venu les « observer à la sortie de l’école » alors qu’il n’avait plus leur garde… Il a pourtant nié les faits depuis le début de l’enquête, même s’il a convenu avoir été un père « trop dur ».

Une autre affaire de voyeurisme

En décembre 2025, dans une autre procédure, il a d’ailleurs été condamné à quatre mois de prison avec sursis et à un « stage de responsabilisation parentale » pour des « violences » sur ses enfants.

Il était initialement aussi poursuivi dans cette autre affaire pour « voyeurisme » : ses filles l’accusaient d’entrer dans la salle de bains quand elles prenaient « leur douche » pour les regarder « de manière perverse »… Mais il avait finalement été relaxé pour ces faits.

Demande de remise en liberté

Ce jeudi 3 septembre 2026, il a donc demandé sa remise en liberté devant la chambre de l’instruction de la cour d’appel de Rennes. Son avocate, Maître Chloé Bordas, a pointé une « absence de cohérence » dans « tout ce qui est indiqué » par les victimes : le « risque de renouvellement » des faits était donc « totalement inexistant » de son point de vue.

Distance entre le père et ses filles

Si ce « conducteur de RER » à la Régie autonome des transports parisiens (RATP) vit à Châtenay-Malabry, sa femme et ses filles sont restées vivre à Sainte-Anne-d’Auray, à « 500 km » de chez lui.

Et il n’est revenu en Bretagne que « trois fois » depuis sa séparation, avait souligné son avocate pour solliciter son placement sous Assignation à résidence sous surveillance électronique (ARSE). Une « enquête de faisabilité » s’est d’ailleurs révélée « positive » à ce sujet.

Sous bracelet électronique

Reste que les « indices graves et concordants » qui mettent en cause cet homme de 45 ans « n’ont pas disparu », s’était inquiétée de son côté l’avocate générale. En raison d’une « suspicion de pressions » sur les victimes, d’un « risque de renouvellement » des faits et d’un risque de « trouble exceptionnel à l’ordre public », elle avait donc demandé le maintien en détention provisoire. Mais la chambre de l’instruction de la cour d’appel de Rennes a placé sous bracelet électronique l’intéressé.

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