Language Selection

Retrouvez votre bien-être dans ces temps dure sur Terre , Essayez le MedBed Quantique!
Cliquez ici pour réserver votre séance

Famille et pour toute la Famille avec Le Medbed Quantique® Orgo-Life® une technologie du Canada

Advertising by Adpathway

         

 Advertising by Adpathway

Cameroun-FMI : Se préparer à un nouveau programme d’ajustement structurel

3 hour_ago 26

         

NE LAISSER PAS LE 5G DETRUIRE VOTRE ADN Protéger toute votre famille avec les appareils Quantiques Orgo-Life®

  Publicité par Adpathway

Le syndrome des années triste de 1990. Le gouvernement camerounais négocie actuellement avec le FMI un nouvel accord de financement pour la période 2026-2029. Si l’expression « ajustement structurel » a officiellement disparu du vocabulaire du FMI depuis les années 2000, la logique qui la sous-tend (discipline budgétaire, réformes conditionnées, décaissements progressifs) reste bien celle qui se dessine à Yaoundé. Je vous l’explique :

Qu’est-ce qu’un programme d’ajustement structurel ?

Le terme « programme d’ajustement structurel » (PAS) est né dans les années 1980, lorsque le FMI et la Banque mondiale ont commencé à conditionner leurs prêts aux pays en défaut de paiement à la mise en œuvre de réformes économiques profondes : réduction des dépenses publiques, dévaluation ou ajustement du taux de change, privatisation des entreprises d’État, libéralisation des prix et du commerce, réduction de la fonction publique (licenciement massif ou compression). Le Cameroun lui-même a connu deux de ces programmes dans les années 1990 (PAS I et PAS II), dans le sillage de la crise économique consécutive à la chute des cours du pétrole et à la dévaluation du franc CFA de 1994.

Ces programmes ont laissé une réputation sociale très lourde en Afrique au point que le FMI a officiellement abandonné l’expression au début des années 2000. L’institution parle désormais de « Facilité élargie de crédit » (FEC), de « Mécanisme élargi de crédit » (MEDC) ou de « Facilité pour la résilience et la durabilité » (FRD). Le principe demeure toutefois similaire : un pays reçoit un appui financier échelonné, décaissé par tranches après des « revues » trimestrielles ou semestrielles qui vérifient l’atteinte d’objectifs chiffrés (déficit budgétaire, dette, réserves de change) et la mise en œuvre de « repères structurels », c’est-à-dire des réformes précises de gouvernance, de fiscalité ou de gestion des finances publiques. C’est cette conditionnalité, plus que l’étiquette elle-même, qui justifie qu’on parle encore aujourd’hui, dans le débat public, de « nouvel ajustement structurel » pour désigner ce type d’accord.

Le Cameroun semble n’avoir pas de choix

C’est précisément ce type d’accord que le Cameroun s’apprête à renégocier. Le précédent programme, couplant FEC et MEDC, approuvé en 2021 pour un montant de 483 millions de DTS (environ 390 milliards de FCFA de nos jours), s’est achevé après une septième revue conduite par une mission du FMI. Depuis la fin de ce programme, en juillet 2025, le Cameroun n’a pas signé de nouvel accord, alors même que le pays y avait recours de façon quasi continue depuis 2017.

Le sujet est désormais éminemment politique. Une décision issue du Conseil de cabinet présidé le 30 octobre 2025 par le Premier ministre dit que la conclusion d’un nouveau programme économique et financier pour la période 2026-2029 doit être soumise à l’arbitrage du président Paul Biya. L’on attend toujours cet arbitrage comme l’on attend le nouveau gouvernement de Paul Biya. Le ministre des Finances en poste plaide ouvertement pour la reconduction du partenariat avec l’institution de Bretton Woods, un enjeu d’autant plus pressant que les deux programmes conduits entre 2017 et 2025 ont permis au pays de mobiliser environ 2 600 milliards de FCFA d’appuis budgétaires.

Les indicateurs macroéconomiques expliquent cette urgence. Le Document de programmation économique et budgétaire à moyen terme (DPEB) 2027-2029, soumis au Parlement, indique que le bouclage financier des budgets de ces trois exercices repose sur les appuis attendus d’un nouvel accord avec le FMI, appuis qui couvriraient près de 30 % du déficit budgétaire global projeté pour 2027. Le contexte financier s’est par ailleurs tendu : l’agence Moody’s a abaissé, le 21 août 2026, la note souveraine du Cameroun à « Caa1 », une notation correspondant à un risque de crédit élevé, tandis que la dette publique s’alourdit en 2026. Le gouverneur de la BEAC a de son côté alerté sur une baisse accélérée des réserves de change de la zone entre juin et août 2025, liée notamment à la fin des appuis budgétaires du FMI.

Sur le terrain diplomatique, les échanges se sont intensifiés ces dernières semaines. Le 17 septembre 2026, le Minepat a reçu une délégation du FMI dans le cadre d’une mission d’évaluation portant sur la situation macroéconomique du pays et la Stratégie nationale de développement 2020-2030. Le FMI a par ailleurs bouclé, début 2026, sa consultation au titre de l’article IV, un exercice d’évaluation régulier distinct d’un programme financier, mais qui en dessine souvent les contours : les services du Fonds y pointent une détérioration attendue du déficit primaire hors pétrole à environ 2,6 % du PIB, contre un objectif de 1,4 %, ainsi qu’une contre-performance des recettes non pétrolières, et appellent à des réformes structurelles portant notamment sur l’accès au financement du secteur privé.

Deux scénarios, un choix politique

Toutes les options ne sont cependant pas fermées. Selon le ministre des finances, deux hypothèses s’offrent au pays : renoncer purement et simplement au FMI, ce qui donnerait au gouvernement davantage de marge de manœuvre sur des décisions jusque-là soumises à l’accord préalable de l’institution, et aller au FMI pour ne pas perdre des financements concessionnels qui y sont associés. Il faut que le Président Paul Biya se décide!

Les prochaines semaines diront si Yaoundé et Washington parviennent à un accord avant l’échéance budgétaire de 2027. Mais que l’étiquette soit ou non celle d’un « ajustement structurel », la mécanique qui s’annonce s’inscrit dans la continuité directe de ce que ce terme a toujours désigné.

Que les Camerounais s’apprêtent à serrer la ceinture!

Louis-Marie KAKDEU MPA, PhD & HDR
Deuxième Vice-Président National du SDF

Laurent Diby

Laurent Diby

Journaliste économique pour 237online.com, Laurent Diby couvre les finances publiques, l'énergie, les infrastructures et les marchés camerounais. Email: [email protected]

📰 Voir tous ses articles →

read-entire-article

         

        

Une nouvelle Vibration dans le Monde entier avec les Franchise Medbed Quantique®!  

Protéger toute votre famille avec la technologie Orgo-Life®

  Advertising by Adpathway