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La présidence colombienne a retiré de ses réseaux sociaux des vidéos montrant Abelardo de la Espriella parmi les cadavres de présumés criminels.

Par Rédaction Actu Publié le 11 sept. 2026 à 20h57
Des images chocs. Le gouvernement colombien a retiré de ses réseaux sociaux plusieurs vidéos montrant le président de droite Abelardo de la Espriella marchant parmi les cadavres de présumés criminels abattus par les forces de l’ordre, se conformant ainsi à une décision de justice.
Une juge lui avait ordonné plus tôt dans la semaine de masquer temporairement ces vidéos montrant des morts dans des sacs blancs, publiées les 2 et 4 septembre sur les comptes de la présidence sur Instagram et les autres réseaux sociaux du groupe Meta.
La mesure restera en vigueur jusqu’à un jugement sur le fond et le caractère violent ou non de ce contenu.
Une lutte contre le crime organisé
Au pouvoir depuis un mois, Abelardo de la Espriella a été élu sur la promesse de s’opposer frontalement au crime organisé dans le pays, avec le soutien des États-Unis, son principal partenaire militaire.
Le dirigeant de droite dure entend mener une lutte sans merci contre les groupes criminels qui se financent par le trafic de drogue, l’extorsion et l’activité minière illégale.
Depuis son entrée en fonction, l’armée colombienne a effectué trois bombardements qui ont fait au moins 42 morts, dont six mineurs, dans l’Amazonie et à la frontière avec le Venezuela.
Des vidéos toujours visibles sur X
Sur plusieurs vidéos publiées sur le compte officiel de la présidence sur Instagram les 2 et 4 septembre, on voit le nouveau président colombien marcher au milieu de corps dans des sacs en plastique blancs.
Malgré le retrait du contenu sur les plateformes de Meta, les vidéos restent visibles sur les comptes présidentiels sur X. Le chef de l’État a épinglé l’une d’elles sur son compte personnel.
Il est possible de rendre compte des opérations menées ‘sans accroître les violences et la cruauté’ en Colombie.
Un deuxième revers judiciaire
Il s’agit du deuxième revers judiciaire pour le gouvernement de droite dure. La semaine dernière, un tribunal lui a ordonné de suspendre les frappes militaires contre des camps de guérilleros dans le département amazonien du Guaviare (sud) en cas d’informations sur la possible présence de mineurs enrôlés.
Avec AFP
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