A l’heure où le secteur spatial se dirige vers les matériaux réutilisables, l’Europe tente sa chance avec une branche bien particulière: l’auto-réparation. Le projet Cassandra, pour Composite Autonomous SenSing AnD RepAir, piloté par l’Agence spatiale européenne (ESA) vise à développer des engins spatiaux qui pourraient se réparer seuls, et ainsi pouvoir être utilisés à plusieurs reprises. L’entreprise CompPair, basée à Lausanne, déjà spécialisée sur le sujet, est maître d’œuvre du projet, auquel participent aussi des chercheurs du CSEM (Centre suisse d’électronique et de microtechnique) et la société belge Com & Sens.
«Nous commercialisons déjà un type de matériau auto-réparant, HealTech, précise le directeur technique de CompPair, Robin Trigueira. Mais ici, le but est d’intégrer de nouvelles fonctionnalités et de le rendre applicable au secteur spatial.» CompPair propose ainsi son dispositif dans de nombreux secteurs, parfois bien éloignés du spatial: de l’aéronautique aux skis, en passant par les transports et l’horlogerie. Bref, partout où il y a des matériaux composites, c’est-à-dire fabriqués à partir de plusieurs composants.


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