NE LAISSER PAS LE 5G DETRUIRE VOTRE ADN Protéger toute votre famille avec les appareils Quantiques Orgo-Life® Publicité par Adpathway
Flávio Bolsonaro avait pris la tête au premier tour ; les urnes lui ont réservé une autre fin.
C’est un retournement de situation spectaculaire. Le président brésilien Luiz Inácio Lula da Silva a remporté dimanche 25 octobre le second tour de l’élection présidentielle avec 51,79 % des suffrages, contre 48,21 % pour son adversaire Flávio Bolsonaro. Près de 4,4 millions de voix séparent les deux candidats.
Une victoire d’autant plus surprenante que Bolsonaro était arrivé en tête du premier tour, avec 47,03 % des suffrages contre 45,16 % pour Lula. À la veille du scrutin, plusieurs instituts de sondage donnaient encore le candidat de droite légèrement favori, même si les écarts restaient généralement dans les marges d’erreur.
La mobilisation des électeurs, particulièrement forte au second tour, a finalement permis à Lula de renverser la situation et de conserver la présidence du plus grand pays d’Amérique latine.
Une défaite pour le camp Bolsonaro
Pour Flávio Bolsonaro, cette défaite constitue un sérieux revers politique. Le fils de l’ancien président Jair Bolsonaro espérait ramener la droite nationaliste au pouvoir et poursuivre l’héritage politique de son père.
Sa victoire aurait également renforcé le courant conservateur qui progresse dans plusieurs pays d’Amérique latine, souvent proche du président américain Donald Trump.
Flávio Bolsonaro a annoncé vouloir contester les résultats, dénonçant notamment la décision judiciaire de prolonger de deux heures le vote dans certaines régions. Les résultats officiels ont néanmoins confirmé la victoire de Lula.
Une mauvaise nouvelle diplomatique pour Israël
Au-delà des frontières brésiliennes, cette élection était également suivie de très près en Israël. Les positions des deux candidats sur l’État hébreu étaient radicalement différentes.
Comme son père Jair Bolsonaro, Flávio Bolsonaro est un défenseur affiché d’Israël. Il avait promis de rétablir des relations diplomatiques étroites avec Jérusalem, notamment en rétablissant les échanges au niveau des ambassadeurs et en transférant l’ambassade brésilienne de Tel-Aviv à Jérusalem.
Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu avait lui-même manifesté son intérêt pour une victoire du candidat conservateur. Dès le lendemain du premier tour, il lui avait adressé ses félicitations, exprimant son souhait de restaurer l’amitié entre les deux pays.
Le 8 octobre au soir, les deux hommes s’étaient également entretenus par téléphone et avaient échangé des invitations officielles.
La victoire de Bolsonaro représentait donc, pour le gouvernement israélien, la perspective de retrouver un allié stratégique majeur en Amérique latine.
Cette perspective s’éloigne désormais avec la réélection de Lula.
Lula, un président très critique envers Israël
Depuis son retour au pouvoir en 2023, Lula s’est distingué par ses critiques particulièrement sévères de la politique israélienne, notamment concernant la guerre à Gaza.
Le président brésilien a accusé Israël de commettre un génocide contre les Palestiniens, accusation rejetée par les autorités israéliennes. Certaines de ses déclarations, notamment une comparaison avec l’extermination des Juifs par les nazis, avaient provoqué une importante crise diplomatique.
En mai 2024, le Brésil avait rappelé son ambassadeur en Israël, illustrant la profonde dégradation des relations bilatérales.
Lula défend également la reconnaissance d’un État palestinien et une diplomatie davantage tournée vers les pays du Sud global.
Sa réélection laisse donc présager la poursuite de relations difficiles entre Brasilia et Jérusalem, à l’opposé du rapprochement qu’aurait probablement engagé Flávio Bolsonaro.
Un revers qui dépasse les frontières du Brésil
Pour le gouvernement Netanyahu, le résultat constitue ainsi un véritable contretemps diplomatique.
Alors que plusieurs gouvernements conservateurs d’Amérique latine se sont rapprochés d’Israël, le Brésil, première puissance économique et démographique de la région, restera dirigé par un président qui conteste ouvertement une partie de sa politique.
Cela ne signifie pas une rupture automatique entre les deux États, mais bien la disparition d’une occasion majeure de rétablir leur proximité diplomatique.
La défaite de Flávio Bolsonaro représente donc un double revers : celui du mouvement bolsonariste, qui espérait reconquérir le pouvoir au Brésil, et celui des dirigeants israéliens qui comptaient sur son élection pour renforcer leur position internationale.
La surprise électorale brésilienne dépasse ainsi largement les enjeux de politique intérieure : elle rappelle que les équilibres diplomatiques peuvent eux aussi se jouer dans les urnes, à des milliers de kilomètres du Moyen-Orient.


2 day_ago
66


























.jpg)






French (CA)