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Par Clément Arion, Le Figaro Bordeaux et AFP Agence
Le 24 avril 2026 à 12h51
L’élection de Thomas Cazenave, le maire de Bordeaux, à la tête de la Métropole, amorce une nouvelle gouvernance au sein de l’agglomération.
Passer la publicité Passer la publicitéThomas Cazenave est officiellement président de Bordeaux Métropole. «Je mesure la responsabilité que l’on m’accorde, j’aborde cette mandature avec beaucoup de détermination. Les défis qui nous attendent sont très nombreux», a-t-il affirmé lors de son premier discours devant le conseil métropolitain.
Ce vendredi matin, Christine Bost, la présidente socialiste sortante a félicité l’élu macroniste, en soulignant que la présidence de la Métropole est «une magnifique et intense responsabilité». Elle avait annoncé, jeudi, avec Thomas Cazenave, un «projet de mandature» commun à la veille de l’installation de ce dernier à la tête de l’agglomération.
«Avec les socialistes, nous avons fait évoluer ce projet, nous l’avons enrichi. Plutôt qu’une cogestion, nous avons fait le choix d’une majorité de projet et de la démocratie républicaine», explique le nouveau président. Les 18 vice-présidents seront issus de son groupe. Le projet de mandature sera voté dans l’après-midi. «Si les socialistes votent ce projet, les maires socialistes auront des délégations», a-t-il ajouté.
La collectivité bordelaise n’est pas la première à voir émerger un scénario d’entente par-delà les étiquettes politiques. Le 7 avril, le président de la métropole d’Aix-Marseille-Provence, Nicolas Isnard (LR), a été élu avec le soutien de la gauche. Trois jours plus tard à Strasbourg, la maire socialiste de la ville, Catherine Trautmann, a pris la tête de l’agglomération en s’alliant avec la droite.
Pierre Hurmic démissionne
Depuis 2020, la métropole bordelaise, qui représente 854.000 habitants et 28 communes, était présidée par les socialistes, alliés aux écologistes. Pour Emmanuel Sallaberry, maire de Talence, cette nouvelle gouvernance «change tout, face à un mandat très incertain au niveau budgétaire». «Durant ces 6 dernières années, la métropole s’est éparpillée sur certaines compétences. Il faudra, en six ans, rendre une copie propre», confie-t-il au Figaro.
Les écologistes, eux ont refusé d’entrer dans la majorité et de participer à cette nouvelle gouvernance. «Notre groupe sera une force de proposition sincère. Nous porterons avec constance des propositions pour une métropole plus sobre, plus résiliente, plus solidaire, qui développe des mobilités accessibles et durables, qui anticipe les risques climatiques plutôt que les subir et qui garantit un logement digne et abordable», a déclaré Alain Garnier, le maire d’Artigues-près-Bordeaux, seul maire écologiste de la métropole.
L’ancien maire de Bordeaux Pierre Hurmic était présent au conseil de la métropole vendredi matin. Très discret, il a annoncé aujourd’hui sa démission du conseil municipal de Bordeaux, et par conséquent de celui de la métropole.


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