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Alors qu’il était attendu à 23 milliards d’euros, le déficit exact des comptes sociaux s’établit finalement à 21,6 milliards en 2025, selon la Direction de la Sécurité sociale.
Passer la publicité Passer la publicitéLe trou de la Sécu est bien là mais il est légèrement moins important que prévu. Le dernier budget de la Sécurité sociale, voté dans la douleur par le Parlement au mois de décembre, actait un déficit abyssal en 2025 (23 milliards d’euros) et une trajectoire légèrement améliorée en 2026 (19,4 milliards d’euros). La marche à gravir sera finalement moins haute : en 2025, le déficit s’établit à 21,6 milliards, indique un communiqué de la Direction de la Sécurité sociale (DSS) publié ce jeudi, soit un écart de 1,4 milliard d’euros.
Selon la DSS, cette amélioration, non négligeable, s’explique principalement «par des dépenses inférieures à celles prévues». Les recettes allouées aux comptes sociaux se sont quant à elles «établies à un niveau globalement conforme à la prévision de la dernière LFSS (loi de financement de la Sécurité sociale, ndlr)». Bien que plus bas que prévu, le déficit 2025 est tout de même bien plus important que celui de 2024 (15,3 milliards). Le retour à l’équilibre est encore loin d’être envisageable, alors que la Sécurité sociale était quasiment tirée d’affaire en 2019, avant le tsunami de la crise sanitaire.
La majorité du déficit porté par la branche maladie
Parmi les cinq branches qui composent la Sécurité sociale, c’est la branche maladie - qui rembourse notamment les soins de ville et d’hospitalisation et verse les indemnités journalières en cas d’arrêt de travail - qui porte la plus grande part du déficit (-15,9 milliards d’euros en 2025), suivie par la branche vieillesse (-7,2 milliards), chargée du versement des pensions de retraite.
Plusieurs pistes d’économies importantes avaient été proposées en 2025 par le gouvernement Lecornu (doublement des franchises médicales, gel des prestations sociales, etc.), mais la plupart ont été abandonnées, dans une logique de compromis pour faire adopter la loi de financement de la sécu. À l’aube de l’élection présidentielle de 2027, le prochain texte discuté à l’automne ne risque pas non plus de parvenir à redresser la trajectoire des comptes sociaux.


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