Language Selection

Retrouvez votre bien-être dans ces temps dure sur Terre , Essayez le MedBed Quantique!
Cliquez ici pour réserver votre séance

Famille et pour toute la Famille avec Le Medbed Quantique® Orgo-Life® une technologie du Canada

Advertising by Adpathway

         

 Advertising by Adpathway

Bardot, Ardisson, Hallyday : quand les chaînes de télévision anticipent la mort...

5 month_ago 76

         

NE LAISSER PAS LE 5G DETRUIRE VOTRE ADN Protéger toute votre famille avec les appareils Quantiques Orgo-Life®

  Publicité par Adpathway

DÉCRYPTAGE - Comment les chaînes de télévision font-elles pour diffuser des images et des reportages dès l’annonce des disparitions ? Les rédactions préparent-elles des nécrologies du vivant des personnalités ? Explications.

Si Emmanuel MacronCatherine DeneuveBarack Obama disparaissaient, ils feraient forcément l’ouverture des journaux télévisés du monde entier. Mais comment les chaînes de télévision se préparent-elles à cette éventualité ? En l’anticipant. En effet, toutes les rédactions des journaux télévisés réalisent ce qui s’appelle dans le jargon des «biographies spécifiques» ou «nécrologies». Ces reportages diffusés le jour de la mort, voire quelques heures seulement après l’annonce d’un décès, sont préparés alors même que les intéressés sont toujours vivants.

Prévoir la mort peut surprendre, même choquer certains, mais c’est pourtant un travail tout à fait banal. Sollicitées, BFMTV et TF1 n’ont pas souhaité répondre à nos questions. Seuls France Télévisions et Arte ont accepté de nous raconter comment il est possible de traiter d’une mort à la télévision, le jour même de son annonce.

Passer la publicité

Grille de programmes

La mort de Johnny Hallyday est survenue le 5 décembre 2017. L’information est, elle, tombée en pleine nuit, à 2h34 précisément. Pourtant, la plupart des chaînes n’ont pas hésité à casser leur grille de programmes. Ainsi, LCI a basculé en édition spéciale à 3h15. TF1 a, elle, bouleversé sa programmation dès 5 heures, contre 9h30 pour France 2. Les deux chaînes ont également dédié leur 13 heures et leur 20 heures au rocker disparu. Sur tous les plateaux de télévision, des proches et des spécialistes de la chanson ont défilé. Leur témoignage a complété les nombreux reportages racontant l’immense carrière du chanteur, sa relation à la musique ou encore ses histoires de famille.

À lire aussi Mort de Brigitte Bardot : les chaînes de télévision bouleversent leurs programmes

«On n’enregistre jamais de réaction ou d’interview en amont», souligne Caroline Thibaud, rédactrice en chef des opérations spéciales de France 2. «Ce qui est préparé en amont, ce sont tous les sujets qui retracent la vie ou l’œuvre de la personne», explique-t-elle. «Pour Johnny Hallyday, on avait réalisé une biographie sur le chanteur, mais aussi, sur l’acteur, ou sur “Johnny et les femmes” etc.» Le travail préparatoire contribue à l’immédiateté de l’information. «Les biographies vont être diffusées dès l’annonce, sur les chaînes d’infos et dans les journaux télévisés, d’où l’intérêt d’être prêts. S’il y a une disparition qui est annoncée à quelques minutes de l’antenne, ou pendant les journaux télévisés, ce qui est déjà arrivé, on a ces sujets biographiques déjà prêts», ajoute la journaliste.

Quand l’archive redevient une actualité brûlante

Si les reportages réalisés en amont permettent de traiter l’information en temps réel, c’est aussi un gage de qualité. «Ce n’est pas pareil d’avoir une heure ou d’avoir trois/quatre jours pour condenser la carrière de 60 ans d’une personnalité politique. Le résultat sera tout à fait différent», rappelle Yannick Cador, rédacteur en chef d’«Arte Journal». En effet, les nécrologies ne sont pas des sujets comme les autres. À travers elles, les journalistes parcourent la vie de la personne décédée et ont besoin d’éléments d’archives : séquences télé, interviews, extraits de concerts ou de conférences... «L’intérêt est donc de donner le temps de se préparer, de faire les bons choix pour raconter au mieux l’histoire», poursuit-il. Ces reportages nécessitent alors un travail de sélection et d’autorisation. «Notre métier est de traiter l’actualité. Celle-ci est souvent imprévisible, c’est le principe de l’actualité. Cependant, il y a des choses qu’on peut anticiper et qu’on peut préparer pour être les plus précis, transparents, équilibrés possibles, avec les meilleures archives», surenchérit Caroline Thibaud.

On a à peu près 150 personnalités, 150 biographies, mais ça s’alimente régulièrement

Caroline Thibaud, rédactrice en chef des opérations spéciales de France 2

Par conséquent, les rédactions disposent d’une certaine quantité de nécrologies prêtes à être diffusées au moment opportun. «On a à peu près 150 personnalités, 150 biographies, mais ça s’alimente régulièrement. Il y a des personnalités françaises et étrangères, des femmes, des hommes, issues du monde politique, économique ou culturel», assure la rédactrice en chef de France 2.

Qui sera la prochaine victime ?

Un peu trop vieux, un tantinet malade... Certains signes motivent les rédactions à se pencher sur telle comédienne ou tel chanteur. «Il y a de temps en temps des petits signaux sur la santé de personnalités pour lesquelles on va préparer en avance la nécrologie», reconnaît le rédacteur en chef d’«Arte Journal». Cependant, ces alertes ne sont pas toujours révélatrices. «Vous pouvez avoir une alerte sur une personnalité mais qui va, tant mieux pour elle, mettre encore énormément de temps avant de décéder», complète Yannick Cador.

À lire aussi Francis Veber: «Mon agent m’a dit: “Tu auras une très belle nécrologie”»

Passer la publicité

D’autant plus que les journalistes ne préparent pas de nécrologies uniquement d’une personne mal au point ou âgée. «Il y a des personnalités qui sont très importantes. Des gens comme Joe Biden Angela Merkel Barack Obama ... Ce sont des nécrologies qui vont prendre plus de place en fonction de l’importance politique de leur carrière. Dans ce sens, ce n’est pas forcément lié à un état de santé, mais plutôt, à l’ensemble de son œuvre», explique le journaliste.

La popularité de la personnalité décédée a également son importance. «Les fois où on a cassé l’antenne, et où on a basculé en émission spéciale quasi immédiatement, c’était pour la reine d’Angleterre  et pour le pape François . Ce sont les deux cas récents où le décès a donné lieu à une immédiateté. Je pense que pour la reine d’Angleterre, on a diffusé la nécrologie en quinze minutes», témoigne Caroline Thibaud.

Parler d’une personne décédée : un parti pris ?

Courantes dans le métier, les nécrologies n’ont pas vocation à prendre parti. «La biographie est un travail journalistique avec de l’information vérifiée, croisée, sourcée et informée. Ce sont les mêmes règles qui s’appliquent à un sujet classique à propos de la transparence de l’information, rappelle Yannick Cador. Il ne s’agit pas de prendre parti, mais d’expliquer en quoi cette personnalité a marqué son époque.» Selon lui, tout est une question d’équilibre. « Il faut rendre compte fidèlement de la vie ou de l’œuvre d’une personnalité, sans tomber dans l’idolâtrie, la flagornerie, la condamnation. C’est essayer de garder un regard neutre sur ce qui a fait les bons et les mauvais côtés de la vie de quelqu’un», explique-t-il. La neutralité journalistique consiste donc à mettre en lumière le maximum de facettes qui constituent une personnalité. Ainsi, les côtés controversés d’une personne décédée sont évoqués au même titre que ses succès. «La nécrologie comporte aussi ses dérapages, ses failles, ses périodes sombres. Par exemple, si on avait aujourd’hui à refaire la nécrologie de l’abbé Pierre, les révélations dans les agressions sexuelles, se serait intégrée de manière naturelle dans la construction du récit», conclut-il.

read-entire-article

         

        

Une nouvelle Vibration dans le Monde entier avec les Franchise Medbed Quantique®!  

Protéger toute votre famille avec la technologie Orgo-Life®

  Advertising by Adpathway