Si nous étions, par exemple, en 1993, vous liriez dans deux jours toutes sortes de choses étonnantes, y compris dans les colonnes de ce journal. Un article vous annoncerait la construction prochaine d’un pont suspendu au-dessus de la Rade, un autre la fusion actée du Servette et du Lausanne-Sports, un troisième la candidature du Vanuatu pour les Jeux olympiques d’hiver. Parce que dans deux jours, c’est le 1er avril. Et parce qu’à l’époque, on trouvait ça rigolo de faire des blagues une fois par année.
Aujourd’hui, c’est un peu fini. Il y a aura certainement une petite brève canaille ici ou là, mais pas beaucoup plus. La tradition s’est étiolée, jusqu’à disparaître. Les poissons d’avril, ça ne nous fait plus tellement rigoler. Il faut croire que nous sommes devenus sérieux.


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