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Un drame a frappé Bafoussam cette semaine. Carenne Ladouce Datewo, 18 ans, candidate au Lycée technique canada s’est suicidée après avoir appris son échec au probatoire industriel. Elle a ingéré du raticide dilué dans de l’eau. Le genre d’histoire qui vous glace, franchement, quand on sait qu’un simple résultat d’examen peut pousser une adolescente à un geste pareil.
Les circonstances d’un drame évitable
Selon les témoignages de sa famille, la jeune fille s’est enfermée dans sa chambre juste après avoir consulté les résultats. Personne n’a rien vu venir. C’est en entendant ses cris de douleur abdominale que ses proches et des voisins ont compris que quelque chose n’allait pas.
Ils l’ont transportée en urgence vers un centre de santé de la ville, avant son transfert à l’Hôpital régional de Bafoussam. Elle y a rendu l’âme peu après son admission, malgré les tentatives des équipes médicales. Dix-huit ans,un âge où l’échec à un examen ne devrait jamais peser aussi lourd.
Une pression scolaire qui interroge
Ce drame relance un débat que le Cameroun connaît bien mais qu’il peine à traiter sérieusement, celui de la santé mentale des candidats aux examens officiels. Chaque année, la publication des résultats du probatoire ou du baccalauréat s’accompagne de son lot de tensions, parfois de gestes désespérés.
On attendait mieux de la part des établissements scolaires en matière d’accompagnement psychologique. Pourtant, rien ou presque n’est mis en place pour amortir le choc d’un échec chez des adolescents déjà fragilisés par la pression familiale et sociale.Difficile de ne pas y voir un signal d’alarme ignoré depuis trop longtemps.


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