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Si tous deux ont perdu des êtres chers en raison du conflit israélo-palestinien, la haine ne les a pas séparés. Le Palestinien Aziz Abu Sarah et l’Israélien Maoz Inon publient « La paix est notre avenir », un livre à quatre mains qui donne des raisons d’espérer encore, malgré la violence exacerbée qui sévit toujours au Proche-Orient.

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L’Israélien Maoz Inon (à gauche) et le Palestinien Aziz Abu Sarah, à Tel-Aviv, en mars 2026. L’Israélien Maoz Inon (à gauche) et le Palestinien Aziz Abu Sarah, à Tel-Aviv, en mars 2026.

Aziz Abu Sarah est palestinien, Maoz Inon est israélien. Le premier a grandi à Jérusalem-Est, le second dans le sud d’Israël, près de la bande de Gaza. Tous les deux ont payé le prix le plus fort qui soit dans le conflit israélo-palestinien, la perte d’êtres chers. Ils publient un livre écrit à quatre mains, La paix est notre avenir. Un voyage de réconciliation en Terre sainte (L’Arbre qui marche, 256 pages, 19,90 euros). « Le Monde des religions » les a rencontrés.

Aziz Abu Sarah, trois jours après les attaques du 7 octobre 2023, vous envoyez un message de condoléances à Maoz Inon, dont les parents ont été tués chez eux par le Hamas. Pourtant, vous n’aviez croisé Maoz qu’un instant en 2014. Pourquoi cette démarche ?

Aziz Abu Sarah : Parce que lorsqu’une personne souffre, il faut lui tendre la main. Et sans doute aussi parce que j’ai perdu mon frère Tayseer, de neuf ans mon aîné, torturé à mort dans une prison israélienne alors que j’étais enfant. Quand on a vécu un tel deuil, on sait à quel point c’est douloureux. Je ne savais pas si Maoz répondrait ; ce qui est incroyable, c’est qu’il a répondu immédiatement.

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