Language Selection

Retrouvez votre bien-être dans ces temps dure sur Terre , Essayez le MedBed Quantique!
Cliquez ici pour réserver votre séance

Famille et pour toute la Famille avec Le Medbed Quantique® Orgo-Life® une technologie du Canada

Advertising by Adpathway

         

 Advertising by Adpathway

Avec Sylvain Cormier, tout commence et finit par la musique

4 day_ago 64

         

NE LAISSER PAS LE 5G DETRUIRE VOTRE ADN Protéger toute votre famille avec les appareils Quantiques Orgo-Life®

  Publicité par Adpathway

« Je pense que je n’ai jamais très bien su comment mener une entrevue », laisse tomber Sylvain Cormier au beau milieu d’une phrase. La déclaration surprend venant d’un journaliste qui a gagné sa vie en couchant sur papier le fruit de ses rencontres avec des centaines d’artisans de la musique québécoise. C’est que le fidèle collaborateur du Devoir ne se définit pas comme un journaliste, apprend-on à la lecture de son fascinant recueil Des oreilles au bout des doigts. 35 ans de journalisme musical, publié mardi.

Alors, comment se perçoit-il ? « Pendant longtemps, j’ai dit que j’étais un fan avec une job, répond-il. Je n’ai jamais fait d’enquête, je n’ai jamais couvert les politiques culturelles. Si j’avais des scoops, je les donnais aux autres. Je n’avais pas du tout envie qu’on me révèle des choses. » Et pourtant, les Robert Charlebois, Diane Dufresne, Pierre Lapointe et Charlotte Cardin de ce monde lui ont révélé bien des choses au fil de leurs échanges, constate-t-on à la lecture de son ouvrage. « Sauf que ça arrivait de façon non préméditée, souligne-t-il. Tout ce que je sais faire, c’est créer une sorte de rapprochement, un contact, et puis on jase dans le désordre, sans liste de questions. »

À ces mots, l’intervieweuse abandonne la sienne, de liste de questions. Aussi bien appliquer la méthode Cormier ! Elle en avait pourtant noté plusieurs, car, en plus de rassembler les entrevues et les critiques les plus marquantes de sa carrière, son recueil déborde d’anecdotes truculentes et de témoignages du passé criants d’actualité. Et dire que Sylvain Cormier a dû se faire convaincre de la pertinence d’un tel projet. « Moi, je ne suis pas mon propre lecteur, j’étais donc le moins bien placé pour comprendre ce que j’avais fait. Je n’avais pas du tout conscience de l’impact de mon travail. » Pour cela, il faut remercier son amie Louise Dugas, autrice et journaliste, et son éditeur, Paul Cauchon, vétéran du Devoir.

Comme écrire des chansons

Il est étonnant de constater à quel point celui que Plume Latraverse surnomme affectueusement « Sieur du Cormier » jonglait avec les mots avec une impressionnante maîtrise dès ses débuts au journal étudiant de l’Université de Montréal, jadis nommé Le Continuum. Sa plume affûtée, rythmée et poétique, reconnaissable entre toutes, il l’a développée grâce à ses études françaises, dit-il. « Tu manges des livres, puis ça finit par se digérer à l’intérieur. Et un jour, ça crée une sorte de banque de phrases et de mots et de façons de s’exprimer. C’est ce que j’avais. Ça et la passion de la chanson. Ce désir de parler de musique et le fait de pouvoir faire des phrases complètes qui n’étaient pas trop mal fichues. » À l’oral comme à l’écrit.

En relisant ses archives personnelles, Sylvain Cormier a compris qu’il rédige ses critiques et ses entrevues comme des paroles de chansons. « J’ai toujours été sensible aux phonèmes, à la musique des mots. J’ai donc toujours écrit presque pour qu’on puisse un peu chanter mon texte, sans trop m’en apercevoir. » Il allait donc de soi qu’il prête sa plume au quatuor Les Grillons, groupe qu’il forme « pour le plaisir » depuis quelques années avec Guylaine Maroist, Réal Desrosiers et Mario Légaré.

Sylvain Cormier a toujours été sensible tout court, en fait. Dans ses textes, il se révèle beaucoup. Jamais pour se mettre en scène ou se donner le beau rôle, toujours pour ajouter une couche de sens et de profondeur à son sujet. Il faut lire à cet égard le récit de ses rencontres avec Luc De Larochellière, qui aborde leur réalité commune de bègues, et avec Ingrid St-Pierre, dont l’album Petite plage a résonné dans sa vie personnelle. Extrait : « Sa dépression d’il y a un an, la mienne de maintenant se regardent dans les yeux. Les yeux dans l’eau. »

Journaliste-archéologue

Sylvain Cormier marque alors une pause et sort du sac d’épicerie à ses pieds — on ne le surnomme pas le roi des sacs Metro pour rien ! — une imposante reliure aux pages jaunies où sont rassemblées des copies de ses premiers articles. « À mes débuts, je n’en revenais pas d’être publié », se souvient-il en tournant les pages. Il s’arrête sur une entrevue avec Paul Piché datant de 1989 coiffée du titre Archéologue’n’roll, un des 5000 articles de sa carrière qui s’est taillé une place parmi les 80 réunis dans son livre. Cormier est justement lui-même qualifié de « journaliste-archéologue » par Émile Proulx-Cloutier dans la préface de Des oreilles au bout des doigts. « J’ai trouvé son texte magnifique. Parce que là, je me suis vu », dit-il au sujet de cet hommage tout en finesse.

En 35 ans de carrière, les milieux des médias et de la culture ont bien changé. Une douce nostalgie illumine son regard lorsqu’il se remémore les fins de soirées galvanisantes passées à rédiger la critique d’un spectacle dont il sortait à peine pour l’édition du lendemain. « Je partais avant le rappel. J’avais trois quarts d’heure pour écrire mon texte. À cinq minutes de la tombée, il restait un paragraphe ou deux à écrire. Et il se passait toujours ce miracle. Maintenant, on couvre moins les spectacles », déplore-t-il.

Cette pratique a été chamboulée par les bouleversements numériques. Désormais, tout le monde peut diffuser en temps réel son compte rendu personnel sur les réseaux sociaux. Malgré les hauts et les bas du métier, la flamme brûle toujours. « La grâce de ce livre est de m’avoir redonné le goût, avance-t-il. J’ai connu une perte de plaisir à un certain moment. Mais je me suis rendu compte en lisant mes plus récents textes que, malgré l’impératif de devoir m’adapter à ces nouveaux paramètres, la rencontre continue d’avoir lieu avec les artistes. » Car après tout, comme le lui a dit Pierre Flynn en 1991 : « Tout commence et finit par la musique. »

read-entire-article

         

        

Une nouvelle Vibration dans le Monde entier avec les Franchise Medbed Quantique®!  

Protéger toute votre famille avec la technologie Orgo-Life®

  Advertising by Adpathway