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Il ne reste que 48 heures, tout au plus, avant le coup d'envoi des Jeux d’hiver de l’Arctique. Aux Territoires du Nord-Ouest, les sept athlètes de l’équipe de lutte étaient réunis vendredi pour réviser leurs stratégies.
Les trois athlètes du club de lutte de Yellowknife, qui seront de la délégation des Jeux de l’Arctique, entamaient jeudi soir leur dernier blitz d’entraînement avant le départ vers Whitehorse, samedi.
Venus de Ulukhaktok, un hameau en bordure de l’océan Arctique, leurs quatre coéquipiers parcouraient jeudi soir les 950 km qui les séparent de Yellowknife, pour se joindre aux entraînements préparatoires de vendredi.
Des sept athlètes de l’équipe, trois en seront à leurs premiers Jeux de l’Arctique.

Kyle Thibault, Emma Pedersen et Tessa Nendsa, du club de lutte de Yellowknife, environ 48 heures avant leur départ pour les Jeux d'hiver de l’Arctique à Whitehorse.
Photo : Radio-Canada / Thomas Ethier
Aux yeux de l'entraîneuse, Monique Smith, l’équipe de lutte des T.N.-O. représente l’étendue et la diversité du territoire.
Nous avons cette diversité dans notre équipe, avec des athlètes qui vivent des vies culturelles très différentes. Aux côtés de leurs coéquipiers de Yellowknife, nos athlètes de Ulukhaktok, par exemple, chassent l’ours polaire, le bœuf musqué et le phoque.
Une jeune équipe
D’abord entraînée au jiu-jitsu, Emma Pedersen est déterminée à surpasser ses performances de l’été dernier aux Jeux du Canada.

La lutteuse Emma Pedersen, 15 ans, souhaite surpasser ses performances des Jeux d'été du Canada lors des compétitions des Jeux d'hiver de l’Arctique à Whitehorse.
Photo : Radio-Canada / Thomas Ethier
À l’approche du coup d’envoi, l’heure est à la concentration.
Chaque athlète a un plan, des techniques qu’il va appliquer dans un match, et on pratique ces techniques pour qu’elles deviennent naturelles. C’est plus mental à ce point , explique la lutteuse, qui affectionne particulièrement l’attaque du haut du corps, les projections et les clés de jambes.
Également issue du jiu-jitsu, Tessa Nendsa est prête à donner le meilleur d’elle-même, mais a surtout hâte d’encourager son équipe, ses amis, et ses frères et sœurs.
Pour elle, son liens avec l'équipe va bien au-delà de la lutte.
L'atmosphère dans l'équipe de lutte de Yellowknife est unique. C'est comme une famille. Je ne serais pas là où je suis sans toutes les personnes qui font partie de ce club, confie Tessa. Elles m'aident à être la personne que je suis aujourd'hui.

Tessa Nendsa, 15 ans, a commencé la lutte à Yellowknife après avoir fait du jiu-jitsu.
Photo : Radio-Canada / Thomas Ethier
Âgées de 15 ans, Tessa et Emma sont les deux premières membres de l'équipe actuelle.
C’était plus difficile au début, nous n’étions que nous deux, avec les athlètes de Ulukhaktok, que nous sommes toujours heureuses de voir, mais qui habitent très loin , explique Emma.
Mais nous avons aujourd'hui une bonne équipe. Il y a des jeunes qui se sont ajoutés à nous trois, c’est encourageant.
Kyle Thibault, 13 ans, s’est joint à ses deux coéquipières il y a quelques mois à peine. Lui aussi a été recruté dans les cours de jiu jitsu.

Le lutteur Kyle Thibault, 13 ans, va aux Jeux de l'Arctique pour la première fois.
Photo : Radio-Canada / Thomas Ethier
Ça fait quatre ou cinq mois que j’ai commencé. J’ai assisté à un cours et, depuis, j’aime la lutte! J’aime beaucoup attaquer les jambes, donc c’est un peu comme le jiu jitsu, explique celui qui dit viser l’or ou l’argent lors des jeux.
Originaire de Calgary, Monique Smith a elle-même créé l'équipe actuelle alors qu'elle travaillait dans les communautés du territoire.
Elle a formé l'entraîneur actuel de Ulukhaktok, Jacob Klengenberg, qui a éventuellement remporté le Prix national des entraîneurs autochtones de 2024.

Monique Smith, entraîneuse de l'équipe de lutte des T.N.-O. pour les Jeux de l'Arctique 2026, déploie cette année une délégation de sept lutteurs et lutteuses provenant de Yellowknife et de Ulukhaktok.
Photo : Radio-Canada / Thomas Ethier
Mme Smith souhaite aujourd’hui voir davantage de jeunes avoir cette chance.
Selon elle, de toutes les équipes de luttes aux Jeux de l’Arctique, c’est celle des T.N.-O. qui serait le moins financée, une réalité qui limite l’accès aux compétitions, surtout pour les jeunes des communautés isolées, comme Ulukhaktok.
Vous pouvez vous imaginer à quel point il est difficile pour eux de se déplacer pour des compétitions Les billets d’avion vers Yellowknife, à eux seuls, coûtent 3000 $ par personne, déplore-t-elle.
Pour les jeunes, ces compétitions sont une chance d'améliorer leurs performances, leur état mental et leur résilience, et de croire qu'ils sont capables d'accomplir des choses difficiles.
La délégation de l'Équipe des T.N.-O. qui prendra part aux Jeux d'hiver de l'Arctique à Whitehorse compte 356 participants, incluant environ 275 jeunes athlètes, leurs entraîneurs, les gestionnaires culturels et le personnel de mission.


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