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Les paroisses du pays attirent de nouveaux fidèles en mal de religion. Le culte catholique, pourtant minoritaire, n’est pas en reste. Comme à Washington, où l’une des églises, qui organise « happy hours » et « speed dating », séduit de nombreux adeptes issus de la « gen Z ».

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Lors d’une messe à l’Immaculate Conception Church, à Washington, le 17 mai 2026.
Lors d’une messe à l’Immaculate Conception Church, à Washington, le 17 mai 2026.

Au premier coup d’œil, la foule ressemble à celle de n’importe quel afterwork en vogue dans la capitale américaine. Des dizaines de jeunes actifs surdiplômés discutent chaleureusement, chemise rentrée et cheveu peigné, autour d’un donut ou d’un café. Rien d’étonnant, donc, sauf que la scène a lieu un dimanche matin après la messe sur le parvis de l’Immaculate Conception Church de Washington, l’une des plus anciennes églises catholiques de la ville, construite en 1865 – le Moyen Age, à l’échelle du pays.

« Nous avons près de 500 jeunes fidèles à chaque messe », recense fièrement le père Gallagher, qui dirige la paroisse depuis neuf ans. Les moins de 35 ans représentent environ 75 % des habitués, dans ce quartier plutôt central, aux racines afro-américaines, aujourd’hui fortement gentrifié. Cette année à Pâques, vingt-neuf personnes, principalement des adultes, se sont fait baptiser dans cette église et « de huit à dix personnes franchiront le pas avant la fin de l’été », glisse le prêtre d’une quarantaine d’années à l’allure athlétique, encore tout étonné. Un record.

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